Psychotropes dissimulés dans un mouton : les accusés lourdement condamnés

Psychotropes dissimulés dans un mouton : les accusés lourdement condamnés
Mouton

Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed a rendu, ce jeudi, son verdict dans une affaire impliquant une bande composée de dix jeunes accusés d’avoir dissimulé 60 boîtes de comprimés psychotropes de type prégabaline à l’intérieur d’un mouton de l’Aïd.

Selon le média « Ennahar », la juridiction a condamné six accusés à sept ans de prison ferme, tandis que deux autres prévenus ont écopé de quatre ans de prison ferme. Par ailleurs, deux mis en cause ont été acquittés.

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Enquête policière et arrestations

Selon les détails de l’affaire révélés lors de l’audience précédente, l’enquête a été déclenchée suite à des informations parvenues aux services de sécurité indiquant que les suspects se livraient à la vente et à la distribution de drogues et de psychotropes, notamment du type « Lyrica » (appelé Saroukh), dans plusieurs quartiers de la capitale.

Les éléments de la police judiciaire ont alors procédé à une descente sur les lieux, qui a permis l’arrestation des principaux suspects, identifiés par les initiales (H. Fares) et (H. Hamid). Ces derniers étaient en possession d’une quantité de substances psychotropes dissimulée à l’intérieur d’un véhicule, tandis qu’une autre partie de la marchandise était cachée dans un sac en plastique placé à l’intérieur d’un mouton de l’Aïd, dans La Pêcherie, au centre de la capitale.

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Accusations et poursuites judiciaires

Par la suite, les services de sécurité ont mis en place un plan minutieux qui a permis l’interpellation du reste des membres du réseau. Il s’agit de (Kh. Samir), (B. Mohamed Anis), (B. Nourredine), (R. Mohamed Wassim), (Dj. Mohamed Oussama), (B. Sid Ali), (Kh. Ahmed Wael) et (L. Ayoub). Les mis en cause étaient également en possession d’autres quantités de substances psychotropes ainsi que de sommes d’argent provenant de la vente de ces produits illicites. Les enquêteurs ont en outre saisi des armes blanches de sixième catégorie.

Après l’ouverture d’une information judiciaire, le juge d’instruction a retenu plusieurs chefs d’accusation à leur encontre, notamment la détention de substances psychotropes en vue de leur mise en vente, le transport et le stockage de ces produits, le port et le transport d’armes blanches de sixième catégorie sans motif légitime, la dissimulation de psychotropes ainsi que le blanchiment d’argent.

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