« Provocation à la haine » : l’ex-influenceur algérien Doualemn condamné en appel en France

« Provocation à la haine » : l’ex-influenceur algérien Doualemn condamné en appel en France
La justice a tranché. La Cour d’appel de Montpellier a confirmé la condamnation de Doualemn à cinq mois de prison avec sursis pour une vidéo TikTok appelant à la violence.

Cinq mois de prison avec sursis. C’est la sentence tombée en appel pour l’ex-influenceur Doualemn, de son vrai nom Boualem Naman. En cause ? Une vidéo TikTok publiée en janvier 2025, dans laquelle il incitait à la violence. La justice l’a définitivement condamné jeudi pour « provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ».

La Cour d’appel de Montpellier a confirmé jeudi 2 juillet la condamnation de Boualem Naman. L’influenceur algérien écope de cinq mois de prison avec sursis pour incitation à la haine, après la diffusion d’une vidéo sur le réseau social Tiktok.

« Cinq mois avec sursis, ça veut bien dire qu’on ne considère pas ce qu’il a fait comme très grave », a réagi son avocate, Vanessa Edberg, auprès de l’AFP.

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Les propos tenus sur TikTok au coeur du dossier

Lors de son procès, cet agent de nettoyage de 60 ans a assuré être une « victime collatérale » des tensions entre la France et l’Algérie, se défendant d’avoir incité à la violence.

Pour rappel, Boualem Naman avait fait l’objet d’un signalement de la part de la mairie de Montpellier et du préfet de l’Hérault pour avoir diffusé un live sur TikTok dans lequel il appelait à « donner une sévère sanction » à une personne citée dans la vidéo.

L’arrestation de ce dernier avait été annoncée sur X par l’ancien ministre de l’Intérieur et actuel président des Républicains, Bruno Retailleau, partisan d’une ligne dure face à Alger.

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Assigné à résidence depuis 18 mois

Visé par un arrêté d’expulsion, Boualem Naman avait passé trois mois en centre de rétention administrative (CRA) au printemps 2025, avant d’être libéré faute d’accord pour son renvoi vers l’Algérie. Depuis un an et demi, l’ex-influenceur est assigné à résidence. Une situation qui se prolongera tout l’été après le report sine die de l’audience du 2 juillet concernant son recours : « Une vraie privation de liberté », déplore son avocate.

Sorti de l’hôpital psychiatrique le 18 mai dernier après une tentative de suicide, Boualem Naman a immédiatement été assigné à résidence. Considéré comme une « menace grave à l’ordre public » par la préfecture de l’Hérault, cette mesure de privation de liberté vient d’être prolongée pour 45 jours supplémentaires à compter du 1er juillet.

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