Programmes TV Ramadhan 2021 : l’ARAV anticipe “les dégâts”

Programmes TV Ramadhan 2021 : l’ARAV anticipe “les dégâts”

Comme chaque Ramadhan, l’on remarque la diffusion de programmes TV, censés divertir le public, alors que les contrecoups sont tout sauf le divertissement. Et chaque année, ces mêmes programmes controversés s’attirent les foudres de la toile et de l’opinion publique.   

Et l’on constate également de multiples avertissements de la part de l’autorité de régulation de l’audiovisuel ARAV contre les chaines de télévision, allant parfois à des sanctions et des décisions d’arrêt de diffusion de certains de ces programmes.

On se souvient certainement des vives réactions qu’a suscitées l’émission « Dar Laajab » diffusée le mois de Ramadhan dernier par la chaine Echorouk TV et les avertissements sévères de l’ARAV. Suite de quoi, la chaine en question avait publié un communiqué dans lequel elle a présenté ses excuses, indiquant la suspension du programme et la suppression des épisodes passés.

En effet, l’autorité en question avait indiqué avoir constaté que l’épisode diffusé le 27 avril 2020 contient des propos qui portent « atteinte à la dignité humaine » et un « non-respect des intérêts économique et diplomatique du pays ».

À n’en citer que cela, il est à noter que les désagréments que suscitent la diffusion de ce genre de programmes ne se font pas réparer d’aussitôt par les avertissements de l’ARAV ou encore les réactions des téléspectateurs algériens, d’autant qu’une fois le programme diffusé, le mal est déjà fait.

L’ARAV anticipe ses mises en garde

Et c’est surement à cause de ça que l’autorité de régulation de l’audiovisuel a choisi, cette année, d’anticiper les dégâts en mettant en garde ces chaines de télévision et l’ensemble des médias audiovisuels en vue « d’imposer le respect des normes relatives à la diffusion et au timing adéquat », et en les appelant à faire preuve de « responsabilité ».

Dans un communiqué relayé ce mardi par l’agence officielle, l’ARAV rappelle les responsables des médias audiovisuels de l’impératif « de faire preuve de responsabilité dans la sélection rigoureuse des œuvres artistiques et de fiction à diffuser durant le mois sacré pour l’intérêt aussi bien de la création que de la société ».

Ceci intervient, selon la même source, à l’approche du mois de Ramadan et suite à « ses précédentes observations ».

Le cas des « caméras cachées »

Il s’agit également de mettre l’accent sur « la nécessité d’adopter une démarche sérieuse et profonde pour les phénomènes sociaux … afin d’éviter les provocations et les dérives souvent constatées les dernières années ».

Ainsi, l’ARAV a opté pour mettre en garde à l’avance en promettant de prendre « toutes les mesures que la loi lui confère en vue d’imposer le respect des normes relatives à la diffusion et au timing adéquat, aussi bien pour les œuvres dramatiques et humoristiques que les contenus publicitaires ».

La même autorité a noté, en outre, que « les œuvres artistiques diffusées durant le mois de Ramadan dernier, ayant fait appel à des amateurs sans expérience dans le domaine, en quête d’argents uniquement, ce qui leur a fait perdre leur valeur et plonger dans le superficiel et la bassesse ».

Ainsi, l’ARAV cite en particulier les incontournables caméras cachées, qui se cachent derrière les le couvert de divertissement, tout en rejetant catégoriquement ces programmes qui font recours « à la violence, à la terreur et à l’atteinte à la dignité humaine ».