Production halieutique à Ain Témouchent : Une régression due aux perturbations atmosphériques

Production halieutique à Ain Témouchent : Une régression due aux perturbations atmosphériques

Une telle quantité est loin d’égaler celle réalisée au cours de l’année dernière, en raison de perturbations atmosphériques.

Le volume de production halieutique dans la wilaya de Aïn Témouchent a atteint durant l’année 2017, et ce, au 30 novembre dernier, 14 000 t, dont plus de 80% de poisson bleu, qui a été commercialisé à travers les wilayas du pays, y compris les régions du Sud.

Une telle quantité est loin d’égaler celle réalisée au cours de l’année dernière en raison de perturbations atmosphériques. C’est ce qu’a indiqué Boukabrine Sahnoun, directeur par intérim de la pêche de la wilaya de Aïn Témouchent, qui a révélé que le nombre des professionnels du secteur de la pêche a atteint 6175 marins représentant les armateurs, les mécaniciens et les marins pêcheurs qui exercent aux ports de Béni Saf et de Bouzedjar, sachant qu’un poste d’emploi en mer draine trois postes d’emploi en terre ferme, dont les poissonniers, les artisans de filets de pêche et ceux qui exercent au niveau des chambres froides qui participent à assurer la sécurité alimentaire au niveau de la wilaya. Quant à la flotte, celle-ci est composée de 376 bateaux de pêche recensés et inscrits réellement au niveau de la wilaya de Aïn Témouchent, et ce, sans compter les 80 bateaux qui prennent le départ à partir des ports des autres wilayas du littoral. Le même responsable a indiqué qu’en ce qui concerne l’ensablement du port qui perturbe l’entrée et la sortie des bateaux de pêche, le système de dragage est confié à la direction des travaux publics. À ce titre, M. Sahnoun soulignera que tout récemment, il a été procédé à l’installation d’une commission de wilaya qui veillera à la protection des endroits d’exploitation des fonds marins, et ce, conformément à l’instruction ministérielle n°438 en date du 12 juin 2017. La mission de cette commission, composée de représentants des directions de la pêche, la direction des travaux publics et de l’entreprise de gestion des ports de pêche, est d’étudier le fond marin au niveau du bassin pour voir si cela nécessite une opération de dragage ou pas, afin d’éviter un ensablement qui pourrait saturer le port. S’agissant du projet d’extension et d’aménagement du port de Béni Saf, dont l’étude qui a été confiée à la direction des travaux publics a été achevée, le même responsable dira qu’il demeure toujours frappé par le gel.

M. LARADJ