Production de gaz : L’Algérie fait exploser ses compteurs à un niveau inédit depuis 3 ans

Soutenue par une hausse de 4,2 % au premier semestre 2026, l’Algérie consolide sa position de fournisseur stratégique et fiable sur la scène énergétique internationale, face à une demande européenne sous tension.
Selon les dernières données publiées par l’Unité de recherche sur l’énergie Attaqa (basée à Washington), la production nationale de gaz naturel a enregistré une hausse remarquable de 4,2 % au cours du premier semestre 2026, s’établissant à 54,01 milliards de mètres cubes (m³).
Il s’agit du niveau le plus élevé atteint par le pays depuis trois ans, contre 51,81 milliards de m³ à la même période en 2025.
Cette performance s’inscrit dans une dynamique haussière continue observée depuis 2022 — année où la production s’élevait à 49,23 milliards de m³ —, confirmant la montée en puissance progressive des capacités d’extraction du pays.
Pression sur la consommation intérieure et virage vers le solaire
En parallèle, le marché intérieur a affiché une consommation en hausse de 6,3 %, s’élevant à 28,49 milliards de m³ au cours des six premiers mois de l’année 2026 (contre 26,81 milliards de m³ un an plus tôt). Cette augmentation est essentiellement tirée par la demande croissante du secteur de la production d’électricité.
🟢 A LIRE AUSSI : Gaz : l’Algérie verrouille sa position sur le marché italien avec 56 % des importations
Afin de préserver ses volumes d’exportation, l’Algérie accélère sa transition énergétique. Le pays intensifie ses efforts pour intégrer une part accrue d’énergie solaire dans son mix électrique national, une démarche visant à réduire la dépendance interne au gaz tout en maximisant les capacités d’expédition vers le marché européen, dont Alger demeure l’un des piliers d’approvisionnement.
Un fournisseur clé dans un contexte géopolitique tendu
Cette dynamique intervient alors que les pays européens se livrent une concurrence vive pour sécuriser leurs approvisionnements en gaz, dans un contexte d’incertitudes sur les flux mondiaux en raison des tensions au Moyen-Orient. Dans ce paysage mouvementé, l’Algérie s’impose comme une source d’approvisionnement sûre et stable.
Au total, les exportations algériennes de gaz (acheminées par gazoducs et sous forme de gaz naturel liquéfié – GNL) ont progressé de 2,4 % pour atteindre 23,97 milliards de m³ au premier semestre 2026, contre 23,40 milliards de m³ sur la même période l’an dernier.
🟢 A LIRE AUSSI : Hydrocarbures : SONATRACH signe son grand retour en Inde
Selon les données mensuelles les plus récentes, les exportations par gazoducs ont atteint à elles seules 3,06 milliards de m³ en juin dernier, contre 2,95 milliards de m³ en juin 2025.
Le cap des 100 milliards de m³ en ligne de mire
Sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie réaffirme sa volonté stratégique d’ancrer son statut de partenaire énergétique fiable et prévisible.
En respectant rigoureusement ses engagements contractuels auprès de ses partenaires internationaux, le pays poursuit son objectif ambitieux : doubler ses exportations de gaz naturel pour atteindre le seuil symbolique des 100 milliards de mètres cubes.








