Procès FAF : peines maximales contre Zetchi, Charaf-Eddine et Zefizef

Ce mardi 27 octobre, peu après 10h30, la présidente de la deuxième section du pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed a énoncé les peines frappant les 19 personnes poursuivies dans l’affaire de corruption visant la Fédération algérienne de football. Les sanctions les plus lourdes atteignent huit années de réclusion ferme.
Après avoir égrené les infractions retenues contre chaque prévenu, la magistrate a statué contradictoirement et en premier ressort. Aucun des trois anciens patrons de l’instance fédérale n’a échappé à une peine privative de liberté assortie d’une amende d’un million de dinars.
Le verdict du procès FAF frappe Zetchi et Charaf-Eddine Amara
Huit ans d’emprisonnement ferme et un million de dinars d’amende : telle est la sanction infligée à Kheireddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara, qui se sont succédé à la présidence de la fédération. Les deux hommes incarnent, à eux seuls, une large part de la gouvernance du football national sur la dernière décennie.
Djahid Zefizef, troisième ex-président jugé dans ce dossier, s’en sort avec une peine légèrement moins sévère. La juridiction a retenu contre lui six années de prison ferme, accompagnées elles aussi d’une amende d’un million de dinars.
Ces condamnations restent en deçà de ce qu’avait sollicité le ministère public. Lors des réquisitions, le parquet avait demandé dix ans de réclusion contre les trois anciens dirigeants, l’agent judiciaire du Trésor évaluant pour sa part le préjudice à 90 milliards de centimes.
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Les anciens cadres de la fédération écopent de trois ans ferme
L’appareil administratif de l’instance n’a pas été épargné. Trois années de détention ferme et une amende d’un million de dinars ont été prononcées contre les deux anciens secrétaires généraux, désignés dans la procédure comme « Mohamed S. » et « Mounir D. ». L’ex-directeur de l’administration, « Abdelghani N. », subit le même sort.
Le manager de la sélection nationale, identifié sous les initiales « A. Amine », figure également parmi les condamnés à trois ans ferme. Plusieurs membres de l’ancien bureau exécutif ont reçu une sanction identique.
Pour les autres prévenus, la juge a modulé ses décisions. Les peines oscillent entre cinq ans, trois ans et deux ans d’emprisonnement, tandis que la défense avait plaidé lors d’une ultime audience fleuve de douze heures. Certains mis en cause ont obtenu une relaxe pure et simple.
Un dossier bâti sur des marchés jugés irréguliers
Le cœur de l’accusation portait sur la gestion financière de la fédération entre 2017 et 2023. Deux conventions ont particulièrement retenu l’attention des enquêteurs : celle conclue avec l’équipementier Adidas et celle signée avec une agence de voyages. La juridiction y a vu des accords entachés d’irrégularités, contraires aux textes en vigueur et destinés à procurer des avantages indus.
L’ouverture du procès sur le fond était intervenue après six renvois successifs, un parcours procédural qui a nourri l’impatience des observateurs. Le magistrat instructeur de la troisième chambre avait bouclé les auditions au printemps, ouvrant la voie à la comparution.
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