Procès FAF : 10 ans de prison requis contre Zetchi, Amara et Zefizef

Ce jeudi 15 octobre, devant la deuxième chambre du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed, le ministère public a réclamé les sanctions les plus sévères contre les 19 personnes poursuivies.
Dix années de réclusion criminelle ont été demandées contre les trois anciens patrons de la Fédération algérienne de football. Parallèlement, l’agent judiciaire du Trésor public a chiffré le préjudice à 90 milliards de centimes.
Le procès FAF se solde par des réquisitions de 10 ans ferme
La peine la plus lourde vise six prévenus. Le procureur de la République a sollicité dix ans d’emprisonnement ferme, auxquels s’ajoute une amende d’un million de dinars, contre Kheïreddine Zetchi, Djahid Zefizef et Charaf-Eddine Amara.
Les deux anciens secrétaires généraux de l’instance, désignés comme Mohamed S. et Mounir D., sont logés à la même enseigne, de même que l’ex-directeur de l’administration, Abdelghani N.
Ces trois noms incarnent une décennie de gouvernance du football national. Zetchi a présidé la fédération avant de céder la place à Amara, lui-même remplacé par Zefizef.
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Des peines échelonnées pour les anciens membres du bureau fédéral
Le reste des prévenus n’échappe pas à la sévérité du parquet. Sept années de détention ferme, assorties d’une amende, ont été requises contre l’ancien manager de la sélection nationale, identifié comme Amine A., ainsi que contre plusieurs autres mis en cause.
Pour les ex-membres du bureau exécutif, le ministère public a demandé des peines comprises entre cinq et sept ans, chacune accompagnée d’une amende d’un million de dinars.
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Le Trésor public chiffre le préjudice à 90 milliards de centimes
L’aspect financier du dossier pèse lourd. Constitué partie civile, l’agent judiciaire du Trésor a sollicité 90 milliards de centimes au titre de la réparation des pertes subies par l’État.
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Les débats se sont avérés complexes. Face à un dossier particulièrement volumineux, le tribunal a dû accorder plusieurs renvois à la demande de la défense, désireuse d’examiner l’ensemble des pièces.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne anticorruption menée par le pôle pénal de Sidi M’hamed, qui a multiplié ces derniers mois les poursuites contre d’anciens hauts responsables des secteurs administratif et sportif






