Procès de la FAF : la date du verdict final pour Zetchi, Charaf-Eddine et Zefizef connue

Il aura fallu une ultime journée d’audience, longue de près de 12 heures, pour refermer le dossier le plus commenté du football algérien. Dimanche soir, aux alentours de 22h30, la présidente de la deuxième section du pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed a levé la séance et fixé au 27 octobre la date du prononcé des peines, a-t-on appris du média El-Khabar. Le procès FAF, consacré à la gestion financière de l’instance fédérale entre 2017 et 2023, entre ainsi dans sa phase de délibéré.
Cette quatrième et dernière journée a été entièrement réservée aux plaidoiries de la défense. Les avocats se sont succédé à la barre sans relâche, dans une salle où siégeaient les trois anciens patrons du football national. Aucun autre acte de procédure n’a été accompli : le tribunal a écouté, puis s’est retiré pour statuer.
Le procès FAF réunit trois ex-présidents et une quinzaine de prévenus
Au banc des accusés figurent Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, qui se sont succédé à la tête de l’instance fédérale. À leurs côtés comparaissent deux anciens secrétaires généraux, Mohamed Saâd et Mounir Debichi, ainsi que plusieurs membres de l’ancien bureau fédéral constitué sous la présidence de Zetchi, parmi lesquels Bahloul, Ghouti, Oumâamar, El Hachemi et Keddah.
La liste ne s’arrête pas là. Deux ex-directeurs de l’administration générale, Abdelghani Neggache et Abdelmoumen Bayraf, répondent également des faits, tout comme deux anciennes employées affectées au magasin de matériel. Trois personnes morales complètent le tableau : un hôtel, une société spécialisée dans l’équipement sportif, et une agence de voyage tunisienne.
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Dilapidation de deniers et abus de fonction au cœur des poursuites
Les qualifications retenues tournent autour de la dilapidation de deniers publics et de l’abus de fonction. Lors de l’ouverture des débats sur le fond, la juridiction avait pointé plusieurs marchés conclus par la fédération, notamment un contrat d’équipementier et une convention passée avec une agence de voyages, soupçonnés d’avoir procuré des avantages indus à des tiers.
Le ministère public n’a pas fait dans la demi-mesure. Représenté par le procureur de la République près le pôle spécialisé, il a sollicité des peines s’échelonnant de cinq à dix ans de réclusion ferme selon les prévenus. Le parquet a par ailleurs demandé le maintien du mandat d’arrêt délivré contre le responsable de l’agence tunisienne Concorde Voyage.
La défense invoque le quitus de l’Assemblée générale
Les conseils ont construit leur argumentation autour d’un point précis : les bilans financiers des trois mandatures ont obtenu le quitus de l’Assemblée générale de la FAF, seule instance habilitée à approuver les comptes et valider la gestion. Les avocats ont insisté sur l’intervention d’un commissaire aux comptes assermenté, estimant que cette double validation suffit à démontrer la régularité des opérations contestées.
Pour la défense, les charges manquent donc de fondement juridique. Chaque plaidoirie s’est conclue par une demande identique : la relaxe pure et simple. Prenant la parole une dernière fois avant la suspension, les prévenus ont repris cette ligne à leur compte et revendiqué leur innocence.
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