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Œufs en Algérie : les prix doublent, voici combien coute un plateau

Œufs en Algérie : les prix doublent, voici combien coute un plateau
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Les prix des œufs poursuivent leur hausse sur les marchés algériens. À la fin du mois de septembre 2026, le plateau de 30 unités se vend désormais entre 650 et 680 dinars au détail, selon les régions et les points de vente. Une évolution qualifiée d’historique par des professionnels de la filière avicole.

La hausse des prix des œufs s’est amorcée dès le début du mois de juillet. À la fin juin, le plateau de 30 œufs se négociait encore entre 330 et 350 dinars sur le marché de détail.

Trois mois plus tard, les prix ont donc presque doublé. Le plateau atteint désormais 650 à 680 dinars dans plusieurs points de vente, soit une progression proche de 100 % par rapport aux niveaux enregistrés à la fin du mois de juin.

Selon un aviculteur contacté dans le cadre du suivi de cette évolution, cette forte augmentation s’explique notamment par les perturbations qui ont affecté la production avicole durant l’été.

Les importants incendies enregistrés dans plusieurs wilayas ont notamment causé des dégâts dans la filière. Parmi les régions particulièrement touchées figurent Jijel, Béjaïa, Skikda, Guelma, Souk Ahras et Sétif.

À ces pertes s’est ajoutée la forte canicule enregistrée durant la période estivale. Les températures élevées ont également entraîné des pertes chez certains producteurs et contribué à réduire l’offre disponible sur le marché.

Cette diminution de la production intervient alors que la demande reste soutenue, accentuant ainsi le déséquilibre entre l’offre et les besoins du marché.

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La rentrée scolaire et universitaire soutient-elle la demande ?

La reprise des activités scolaires et universitaires constitue également un facteur important dans l’évolution actuelle du marché. Les restaurants universitaires et les cantines scolaires représentent en effet des débouchés importants pour les produits avicoles.

Pour les professionnels interrogés, cette pression sur la demande pourrait se maintenir dans les prochaines semaines. La reprise des activités des centres de formation professionnelle, prévue le 4 octobre, devrait notamment entraîner de nouveaux besoins.

Cette reprise s’ajoutera à la demande déjà générée par les établissements scolaires et universitaires. Or, selon la même source, la production ne devrait pas pouvoir augmenter suffisamment rapidement pour répondre à cette progression.

Dans ce contexte, les prix des œufs pourraient donc rester élevés à court terme. L’évolution du marché dépendra notamment de la capacité de la filière à rétablir progressivement son niveau de production et à retrouver un meilleur équilibre entre l’offre et la demande.

Pouvoir d’achat en Algérie : la rentrée met les ménages sous pression

En Algérie, la rentrée de septembre 2026 remet le pouvoir d’achat au centre des préoccupations. Entre les dépenses scolaires, l’alimentation, le transport et les charges du quotidien, les ménages doivent composer avec un budget de plus en plus sollicité.

Après plusieurs semaines de vacances, les dépenses des ménages repartent à la hausse avec la rentrée scolaire. Fournitures, vêtements, transport, alimentation et autres dépenses courantes s’ajoutent aux charges habituelles.

Cette période représente ainsi un moment particulièrement sensible pour le budget familial. Près de 12 millions d’élèves ont repris le chemin de l’école cette année, ce qui entraîne mécaniquement une multiplication des dépenses pour les familles algériennes.

Sur les marchés, la situation reste contrastée. Certains prix ont connu une amélioration ces dernières semaines, notamment pour plusieurs légumes de base et certains produits alimentaires. Toutefois, cette évolution ne suffit pas à effacer la pression accumulée sur le budget des ménages au cours des derniers mois.

Le problème ne concerne donc pas uniquement le niveau des prix à un instant donné. Pour les familles, c’est surtout l’accumulation des dépenses qui pèse sur le pouvoir d’achat.

Les prix restent au cœur des préoccupations

L’évolution récente de l’inflation permet de mieux comprendre cette situation. Selon les données reprises par le Fonds monétaire international dans son rapport consacré à l’Algérie, l’inflation avait fortement augmenté entre septembre 2025 et avril 2026. Elle est passée d’un rythme de -2 % en septembre 2025 à 5,2 % en avril 2026. Le FMI prévoit une inflation moyenne de 5,5 % pour l’ensemble de 2026.

Ces chiffres ne signifient pas que tous les produits augmentent au même rythme. L’alimentation, les services, les produits manufacturés ou encore les dépenses liées au logement peuvent évoluer différemment.

Le ressenti des ménages dépend donc directement de leur propre structure de dépenses. Une famille qui consacre une grande partie de son revenu à l’alimentation et aux frais scolaires peut ressentir davantage la hausse de certains prix qu’un ménage dont les dépenses sont différentes.

Cette réalité explique aussi pourquoi le ralentissement de l’inflation ne signifie pas automatiquement une baisse des prix. Lorsque la hausse des prix ralentit, les produits peuvent simplement augmenter moins vite qu’auparavant.

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Salaires et dépenses : le véritable enjeu du pouvoir d’achat

Le niveau des revenus constitue l’autre élément essentiel. Une hausse nominale du salaire ne garantit pas, à elle seule, une amélioration du pouvoir d’achat. Tout dépend de l’évolution des prix sur la même période.

C’est précisément l’un des enjeux auxquels l’Algérie reste confrontée en 2026. Dans son dernier rapport, le FMI estime que la croissance économique devrait atteindre 3,8 % cette année, tout en prévoyant une inflation moyenne de 5,5 %. L’institution souligne également l’importance de maintenir la stabilité des prix.

Dans le même temps, les autorités algériennes continuent de mettre en avant les mesures destinées à soutenir les revenus et le pouvoir d’achat. Le débat porte notamment sur la revalorisation des salaires et des pensions, avec l’objectif affiché de faire bénéficier les ménages de l’amélioration des recettes du pays.

Pour les familles, le calcul reste cependant très concret : il faut pouvoir financer l’alimentation, le logement, le transport, la scolarité et les autres dépenses courantes avec le revenu disponible.

À l’approche de la fin septembre, la question du pouvoir d’achat reste donc étroitement liée à l’évolution des prix dans les prochains mois. La rentrée sociale donne déjà une indication claire : malgré certaines améliorations sur plusieurs marchés, les ménages continuent de surveiller leur budget de près.

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Wissam

Wissam Abid - Journaliste – Nation, société et faits divers

Wissam Abid est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers qui marquent le quotidien des Algériens.

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