L’Association de Protection et d’Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE) a récemment diffusé un communiqué incisif pour dénoncer une pratique devenue structurelle dans le commerce de proximité : la surfacturation du rechargement de crédit téléphonique.
Cette opération fait l’objet de prélèvements supplémentaires systématiques, allant de 10 à 50 dinars, que l’organisation juge totalement dépourvus de fondement légal.
Rechargement de crédit téléphonique en Algérie : Ce que le consommateur doit réellement payer
Le constat dressé par l’APOCE est sans appel : le rechargement de crédit est un service dont le coût pour le consommateur doit correspondre à l’unité près à la valeur faciale de la recharge. En d’autres termes, une transaction de 200 DA ne devrait en aucun cas coûter 210 ou 220 DA à l’abonné.
L’association rappelle que les mécanismes de rémunération des intermédiaires, qu’il s’agisse de marges bénéficiaires ou de commissions, sont contractuellement définis par les opérateurs de téléphonie mobile et doivent être absorbés par la chaîne de distribution, et non par le client final.
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Cette dérive, installée depuis plusieurs années, a fini par créer un précédent psychologique. Selon l’APOCE, une forme de normalisation s’est opérée : le commerçant perçoit désormais cette majoration comme un droit légitime lié au service rendu, tandis que le consommateur l’accepte par résignation, la considérant parfois à tort comme une taxe obligatoire.
Entre marges réduites et profits cachés : Les dessous de la chaîne de distribution
L’analyse de l’organisation met en lumière un dysfonctionnement en amont de la chaîne de vente. Le texte pointe la responsabilité des « grossistes » et des mandataires agréés qui, cherchant à maximiser leurs profits au-delà des marges prévues par Mobilis, Djezzy ou Ooredoo, imposeraient des tarifs de gros surélevés aux détaillants.
Ces derniers, se retrouvant avec une marge de manœuvre réduite, répercutent alors ce surcoût sur l’usager sous forme d’une redevance arbitraire.
Protection du consommateur : L’APOCE interpelle les opérateurs de téléphonie
Face à cette situation, l’APOCE interpelle directement les opérateurs de téléphonie mobile. L’association estime qu’il est de leur devoir de surveiller étroitement leurs réseaux de distribution respectifs afin d’imposer le respect des tarifs officiels. Au-delà de la protection du pouvoir d’achat, c’est l’image de marque de ces grandes entreprises qui est en jeu.
En conclusion, l’organisation de défense des consommateurs réitère que la transparence tarifaire est une obligation légale.
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Elle appelle à une prise de conscience collective pour mettre fin à ces pratiques qui, bien que perçues comme minimes à l’échelle individuelle, représentent des sommes colossales prélevées indûment sur l’ensemble de la population.
Pour contourner ces pratiques et garantir le paiement du prix réel, il est utile de rappeler que plusieurs solutions de recharge dématérialisées sont aujourd’hui accessibles à tous. L’utilisation de l’application BaridiMob d’Algérie Poste, ainsi que les sites web et applications officielles des trois opérateurs, permettent d’effectuer son rechargement directement par carte Edahabia ou CIB.
