Prix du baril de pétrole : 2e baisse consécutive

Prix du baril de pétrole : 2e baisse consécutive

Après des évolutions tout au long de la semaine, les cours du pétrole brut ont baissé, et ce, pour la deuxième séance consécutive, ce vendredi 18 février 2022.

En effet, le cours du pétrole s’est vu baissé, et pour cause les nouvelles faisant état d’un accord sur le programme nucléaire iranien. Cette chute s’est vue néanmoins amorcée par les inquiétudes concernant les approvisionnements russes, sur fond de crise actuelle en Ukraine.

Les cours des contrats à terme du brut de référence Brent de la mer du Nord, pour une livraison en avril se sont échangés à 92,97 dollars avec donc une baisse constatée de 1,94%. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) à New York, a ,quant à lui, subi une baisse de 2,02% et est à 90,81 dollars pour livraison en mars.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken à l’ONU, a incité jeudi la Russie à « abandonner la voie de la guerre » en évoquant avec précisions les conséquences désastreuses d’une attaque contre l’Ukraine.

Par ailleurs, le dialogue est maintenu à Vienne avec l’Iran afin d’amener Washington à lever les sanctions imposées à l’Iran, en garantissant le plein respect par Téhéran de ses engagements et donc un retour vers l’accord nucléaire de 2015.

C’est d’ailleurs, ces informations selon lesquelles les États-Unis et l’Iran seraient prêts à établir un accord dans le cadre des négociations nucléaires qui influencent les prix du pétrole et engendre ainsi sa baisse, d’après Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank.

Les États-Unis, quant à eux, espèrent cet accord afin d’aboutir à une baisse du coût du pétrole, sachant que le prix de l’essence s’inscrit à 3,52 dollars en moyenne le gallon (3,8 litres), un dollar de plus qu’il y a un an, selon les chiffres de l’American Automobile Association. En Californie, État où les taxes sur les carburants sont les plus chères, le prix de l’essence atteint un sommet depuis des décennies à 4,72 dollars le gallon.

La crise en Ukraine bat son plein

Depuis une semaine, l’état de la crise en Ukraine prend de l’ampleur. En effet, alors que les Etats-Unis disent redouter une invasion « imminente » de l’Ukraine, l’Allemagne qualifie la situation de « critique ».

Les Etats-Unis affirment que l’invasion russe débutera par des bombardements aériens et donc « un assaut rapide » contre Kiev, de ce fait, ils ont décidé d’envoyer 3 000 soldats de plus en Pologne pour « rassurer les alliés de l’Otan ».
La Russie quant à elle continue de se préparer en vue d’une possible offensive et Moscou assure samedi, avoir commencé à réduire sa présence diplomatique en Ukraine.

Les échanges diplomatiques ne menant à rien, les pays occidentaux décident d’agir en prévision d’un éventuel conflit. Samedi soir, Paris déconseille aux Français de voyager en Ukraine sans pour autant appeler ses ressortissants de quitter l’Ukraine, contrairement aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, à l’Allemagne, aux Pays-Bas ou à la Belgique.
La compagnie aérienne KLM, du groupe Air France-KLM annonce de ce fait la suspension jusqu’à nouvel ordre, de ses vols vers l’Ukraine.