Les prix des denrées alimentaires à l’échelle mondiale ont légèrement reculé en juin, malgré une hausse enregistrée sur un an. C’est ce qui ressort du dernier rapport publié vendredi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui fait état d’évolutions contrastées selon les catégories de produits.
Selon la FAO, son indice des prix des produits alimentaires, qui mesure les variations mensuelles des prix des principales denrées échangées sur les marchés internationaux, s’est établi à 103,3 points en juin, contre 103,7 points en mai, soit une baisse de 0,3 % sur un mois.
En revanche, l’indice affiche une progression de 1,7 % sur un an, signe que les prix restent globalement plus élevés qu’à la même période de l’année précédente.
L’organisation explique cette baisse mensuelle principalement par le recul des prix du sucre, des céréales et des produits laitiers, qui a compensé la hausse observée pour les huiles végétales et les viandes.
Céréales, sucre et produits laitiers en baisse
L’indice des prix des céréales a reculé de 3,5 % en juin par rapport au mois précédent, sous l’effet de la baisse des cours du blé et du maïs, favorisée par l’amélioration des perspectives de l’offre mondiale.
Le sucre a enregistré le plus fort repli du mois. Son indice est tombé à 89,7 points, en baisse de 5,7 %, tandis que celui des produits laitiers a diminué de 1,5 %, à 117,4 points.
À l’inverse, les huiles végétales ont poursuivi leur progression. Leur indice a atteint 192 points, en hausse de 3,8 %, soutenu notamment par l’augmentation des prix de l’huile de palme et de l’huile de colza.
Les prix de la viande ont également progressé, quoique plus modestement. L’indice s’est établi à 131 points, en hausse de 0,4 %, établissant un nouveau record, principalement en raison de la hausse des prix de la viande de volaille.
Malgré la hausse observée sur un an, la FAO souligne que son indice des prix alimentaires demeure 18,7 % inférieur au pic historique atteint en mars 2022, au plus fort des tensions sur les marchés mondiaux.
Par ailleurs, dans un rapport distinct, l’organisation a maintenu inchangée sa prévision de production mondiale de céréales en 2026, estimée à 2,983 milliards de tonnes, un niveau qui confirme des perspectives d’approvisionnement globalement favorables.
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L’Algérie face aux évolutions du marché mondial des céréales
Dans son dernier bilan consacré à l’Algérie, la FAO estime que les besoins d’importation de céréales du pays pour la campagne commerciale 2025/2026 (juillet-juin) devraient atteindre 14,6 millions de tonnes, soit un volume supérieur d’environ 8 % à la moyenne des cinq dernières années.
Selon l’organisation, le blé continuera de représenter la majeure partie de ces importations, tandis que les achats de maïs devraient également rester soutenus afin de répondre aux besoins du secteur de l’alimentation animale.
Ces prévisions confirment l’importance du marché international des céréales pour l’approvisionnement de l’Algérie, alors que la FAO continue de suivre l’évolution de la production mondiale et des échanges afin d’évaluer les perspectives des différents pays.
