Privatisation en Algérie : Plus aucune cession totale d’entreprises publiques

Privatisation en Algérie : Plus aucune cession totale d’entreprises publiques
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«Il n’y aura plus de privatisation nouvelle d’entreprise publique», a confirmé, jeudi dernier, le ministre de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, en marge de la plénière à l’APN.

Il a assuré qu’aucun cas similaire à celui du complexe d’Alvert repris par le français Saint Gobin n’a été enregistré. «A ma connaissance, il n’y a aucun cas similaire de privatisation à 100%», suligne-t-il. Et d’expliquer : «Le cas de privatisation du complexe d’Alvert, avec cession totale des actifs (100% du capital), a été approuvé par résolution du conseil de participation de l’Etat (CPE) en 2008».

Il a précisé que «la décision a été prise antérieurement à celle prise par le gouvernement de ne plus privatiser».

S’agissant du dossier de la cimenterie acquise par le groupe français Lafarge qui a acheté en fait des actions du groupe égyptien Orascom en violation de la réglementation sur l’octroi des concessions de mines le ministre a précisé que c’est à ce titre que «l’agence nationale des mines a suspendu le titre de concession au profit du groupe Lafarge».

«LE CODE DES MARCHÉS PUBLICS N’EST PAS UNE CONTRAINTE»

Interrogé sur le code des marchés publics, qui pourrait constituer une contrainte aux entreprises publiques, dans lesquelles l’Etat a injecté énormément d’argent pour les redéployer, M Benmeradi répondra : «Nous demandons aux entreprises de mettre en place des mécanismes de contrôle interne pour assurer la transparence des marchés publics».

Toutefois, le ministre ne pense pas que «le code des marchés publics soit une contrainte». Car, selon lui, «en mettant en place leurs commissions internes, les entreprises (publiques) peuvent répondre à cette préoccupation sans remettre en cause leur compétitivité».

Enfin, sur la dépénalisation de l’acte de gestion, le ministre relèvera que «l’intervention des organes sociaux est importante dans la mesure où avant il suffisait d’une lettre anonyme pour engager une action (en justice) contre les gestionnaires. Aujourd’hui, les organes sociaux sont chargés de constater l’action et peuvent engager des actions. C’est un grand pas qui protège les gestionnaires».