Présidentielle: nécessité de conjuguer les efforts pour relever les défis

mardi 12 février 2019 à 19:25
Source de l'article : Www.aps.dz

ALGER – La préservation des acquis réalisés par l’Algérie ces deux dernières décennies ne saurait être possible sans la conjugaison des efforts de toutes les forces vives du pays, soutiennent de nombreux acteurs et formations politiques, même ceux de l’opposition.

Même s’ils continuent à s’opposer fermement sur les orientations à donner en matière de politiques économique, sociale, culturelle ou cultuelle, qui constituent des sources de tensions entre eux, les acteurs politiques, toutes tendances confondues, restent proches lorsqu’il s’agit de la stabilité, de la sécurité et de l’unité du pays.

Dans ce sens, les dirigeants des quatre partis de l’Alliance présidentielle (FLN, RND,TAJ et MPA) ont relevé, dans un communiqué commun, l’impératif de « préserver les acquis de la paix, de la stabilité, de la cohésion sociale et de l’unité nationale tout en appuyant les capacités du peuple face à tout éventuel défi ou menace ».

Ces partis, qui ont annoncé lors de cette réunion la candidature du président Abdelaziz Bouteflika, à l’élection du 18 avril prochain, ont appelé à « faire prévaloir les intérêts suprêmes de l’Algérie pour préserver son intégrité contre toute les campagnes fourbes, les propagandes destructives et les manœuvres malveillantes visant à ébranler sa stabilité ».

L’Alliance présidentielle pour qui la prochaine présidentielle constitue un rendez-vous politique « décisif » pour l’avenir du pays, a jugé essentiel « d’investir dans la consécration de la solidarité nationale, le soutien de l’unité du peuple, le renforcement de la culture de la réconciliation et la fidélité aux principes et valeurs de la révolution de Novembre, et le rejet de la discorde en faisant preuve de sagesse devant les discours populistes ».

A cet effet, le Front de libération nationale (FLN) a réitéré, à plusieurs occasions, sa détermination à œuvrer à la concrétisation du « Front populaire solide » auquel le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait appelé et ce, avec la contribution de toutes les forces nationales en vue de « consolider l’immunité du pays et préserver sa stabilité, sa sécurité et son unité ».

Le parti a affirmé, en effet, avoir adhéré « pleinement » à l’idée de la constitution de ce Front et de sa concrétisation sur le terrain avec la participation de toutes les forces vives de la nation en vue de « consolider l’immunité de l’Algérie, préserver sa sécurité, sa stabilité et son unité et protéger les acquis des vingt dernières années ».

Pour sa part, le Rassemblement national démocratique (RND) a appelé, à ce titre, à « la conjugaison des efforts afin d’aboutir à un consensus national », estimant que l’Algérie « a besoin d’unifier ses rangs pour faire face aux différents défis ».

Le président du parti Tjamoue amal el djazaïr (TAJ), Amar Ghoul, a proposé, quant à lui, la tenue d’une conférence nationale avec la participation de « toutes les forces vives du pays, en vue de parvenir à un consensus national sur les questions et défis nationaux et internationaux qui intéressent l’Algérie ».

Consensus sur la mobilisation de toutes les forces vives

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, a estimé, pour sa part, que l’Algérie a besoin d’un « rassemblement de toutes ses forces politiques et de toutes les forces composant la société civile », précisant que « le projet de consensus national, initié par le mouvement, vise justement cet objectif ».

Pour Makri, la situation actuelle que traverse le pays, marquée par des défis tant internes qu’externes, « exige un consensus pour préserver la stabilité politique et sociale ».

Il a invité, à ce propos, la classe politique à « proposer des solutions pratiques d’une dimension nationale et non pas faire des constats et formuler seulement des critiques ».

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a lancé un appel pour le « rassemblement le plus large pour jeter les bases d’une refondation institutionnelle qui garantit la stabilité sociale, la défense de l’intérêt général et la libre compétition politique ».

Le président de ce parti, Mohcine Belabbas, a plaidé en faveur d’une « mobilisation solidaire de tous les patriotes » qu’il a considérée comme « plus qu’une exigence, un défi ».

Pour lui, « aucune personnalité politique, aucun parti n’est en mesure de changer, seul, la situation actuelle ».

Même le président du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, a appelé l’ensemble des « nationalistes » à « conjuguer leurs efforts, loin de toutes considérations idéologiques ou visions partisanes, pour relancer un dialogue inclusif et rassembleur pour une solution consensuel visant à sortir de la crise ».

La préservation du front interne, en tant que principal garant de sa préservation des dangers externes qui le guettent, revient souvent dans les discours de la Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune qui estime que le renforcement du front interne est « une condition plus qu’essentielle face aux menaces et dangers qui guettent l’Algérie de l’extérieur ».

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