Présidentielle du 12 décembre : Des membres du PAD craignent des affrontements

mardi 19 novembre 2019 à 20:22
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Des membres du Pacte de l’alternative démocratique (PAD) ont réagi, hier, au climat qui a prévalu durant le premier jour de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain ; un climat marqué par des arrestations massives de citoyens et d’activistes politiques, qui ont exprimé leur rejet catégorique de cette joute électorale.

Contacté par nos soins, Ramdane-Youssef Taâzibt, membre du secrétariat national du Parti des travailleurs (PT), a estimé que “la première violence, c’est le passage en force qui est décidé par le pouvoir de fait, celui d’organiser une élection présidentielle dans le seul but de préserver le régime en place, responsable des malheurs qui frappent la nation depuis des décennies et qui renie, chaque jour, tous les droits démocratiques du peuple”.

Tout en exprimant son appréhension, M. Taâzibt dit craindre “des affrontements interposés auxquels le régime pousse les Algériens”. Craignant l’escalade de la violence et de la répression durant les prochains jours, M. Taâzibt a affirmé que “tout le monde est inquiet. Mais il faut appeler à la vigilance et à ne pas répondre aux provocations, parce que personne n’a intérêt à plonger notre pays dans la tourmente”.

Pour sa part, le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, Saïd Salhi, a considéré que “ce processus risque de pousser vers la confrontation entre les citoyens. Nous avons tiré la sonnette d’alarme dès le début. On l’a vu hier (dimanche, ndlr) et même avant le lancement de la campagne, lors des marches organisées par le système et qui se font sous un coup de force.

Aujourd’hui, le citoyen se sent provoqué et nous avons demandé l’annulation pure et simple de cette élection, car elle est dangereuse, du fait qu’elle peut attenter à l’unité nationale. Les prémisses d’hier étaient annonciatrices de cette violence”. Pour M. Salhi, “le coup de force s’est opéré d’une manière ostentatoire et provocatrice, avec des marches encadrées par les services de sécurité et le parti pris manifeste de l’administration et de certains médias.

De son côté, la présidente de l’Union pour le changement et le progrès, Zoubida Assoul, a estimé qu’“il n’y a pas de campagne proprement dite. Il y a eu défaillance dès le premier jour avec l’annulation des rencontres prévues par les candidats. Après, quand on parle de meeting populaire, cela suppose la participation de citoyens, voire de curieux, et même de ceux qui sont contre ces candidats.

Or, on a eu droit à des meetings dans des salles avec des invitations !”. Pour Mme Assoul, “ces candidats sont dans le déni ! Ils font comme si la campagne se passait normalement. On a l’impression d’être dans un cimetière où des candidats préfèrent être avec les morts plutôt qu’avec les vivants”. Abordant les arrestations opérées dans plusieurs wilayas et les risques d’affrontement entre citoyens, Mme Assoul a appelé “tous les concitoyens à rester pacifiques, car c’est l’élément-clé de cette
révolution, et à éviter les affrontements.

FARID BELGACEM

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