Le cancer de la prostate est de plus en plus fréquent en Algérie, ont indiqué des spécialistes réunis dans le cadre des premières journées d’onco-urologie organisées à partir d’hier par le service d’urologie de l’Etablissement hospitalo-universitaire du 1er Novembre 1954 d’Oran.
Une transmission directe par vidéo conférence, depuis le bloc opératoire, diffusera deux interventions chirurgicales qui seront effectuées grâce à la technique de «chirurgie mini-invasive».
Le but est l’amélioration du dépistage individuel chez les hommes de plus de 50 ans, ainsi qu’une coordination entre les différents acteurs pour une meilleure approche qui facilitera, assurément, le choix des thérapies à différentes étapes de la maladie répondant ainsi au plan national anticancer, qui a retenu le cancer de la prostate comme étant le premier cancer urologique.
Les causes véritables de ce mal ne sont pas encore connues, selon les spécialistes. L’alimentation riche en graisses pourrait, toutefois, être un des facteurs de son développement.
Evoquant l’évolution de cette maladie, un spécialiste en urologie met en garde contre la négligence des symptômes qui font que le malade ne consulte que tardivement. Et c’est là, justement, le grand problème : «Un grand nombre de malades arrive avec un cancer à un stade avancé.»
Un cancer qui, autrement dit, n’est pas guérissable et pour lequel le chirurgien urologue prescrit un traitement hormonal pour réduire seulement les effets de l’évolution de la maladie sur l’organisme et non pas pour éliminer le cancer. En un mot, les hommes qui consultent pour des problèmes menaçant la prostate ne se bousculent ni à son service ni dans les autres services spécialisés à travers le pays, a-t-il souligné.
En marge de ces journées, le service urologie ainsi que l’Etablissement hospitalo-universitaire 1er Novembre d’Oran honoreront deux personnalités connues en onco-urologie :
le Pr Djellali Louafi ainsi que le Pr Attar Abderrahmane pour leur travail au service de la recherche scientifique et de l’humanité.