Pourquoi Waze est appelée au boycott : origines israéliennes, polémiques… ce qui lui est reproché

Pourquoi Waze est appelée au boycott : origines israéliennes, polémiques… ce qui lui est reproché
Une vidéo virale relance les appels au boycott de Waze. Origines israéliennes, controverses, sécurité et vie privée : l’application GPS de Google fait de nouveau l’objet de vives critiques.

Waze bientôt rayée des écrans ? L’application de navigation GPS des automobilistes fait face à une nouvelle vague d’appels au boycott. Le déclencheur : une vidéo virale d’un créateur de contenu qui remet sur le devant de la scène les origines israéliennes de l’application, fondée en 2006 par Ehud Shabtai, et rappelle les multiples controverses qui agitent son histoire depuis vingt ans.

Aujourd’hui propriété de Google, cette application israélienne rassemble des millions de conducteurs sur le globe. Assistant de navigation pour smartphones et tablettes, Waze repose sur un modèle participatif : ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui alimentent la plateforme en temps réel, signalant travaux, accidents, contrôles routiers et embouteillages pour garantir à chacun le trajet le plus fluide possible.

L’application Waze a été créée en 2006 en Israël sous le nom de FreeMap Israel par Ehud Shabtai. Elle a ensuite été officiellement fondée et lancée en tant qu’entreprise en 2008 par Ehud Shabtai, Amir Shinar et Uri Levine. Ce dernier a servi dans l’armée israélienne.

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Pourquoi Waze s’attire-t-elle les foudres ?

Si la grogne monte contre Waze, c’est d’abord parce que ses fonctionnalités phares sont aujourd’hui détournées par la criminalité organisée. Des escrocs exploitent en effet les signalements de pannes en temps réel pour devancer les dépanneurs agréés et surfacturer des automobilistes vulnérables.

Mais les griefs sont aussi d’ordre géopolitique et sécuritaire. L’application, conçue en Israël avant d’être rachetée par Google, traîne un historique de boycotts politiques lié à sa gestion des frontières et des itinéraires dans les zones de conflit. Le point de rupture a été atteint lorsque deux soldats israéliens, guidés par le GPS, se sont égarés dans un camp de réfugiés palestiniens, provoquant de violents heurts qui ont fait un mort palestinien et une quinzaine de blessés.

En octobre 2023, lors des opérations militaires à Gaza, l’armée israélienne a exigé de Google la désactivation des données de trafic en temps réel sur Waze et Google Maps. L’objectif était d’empêcher la localisation des mouvements de troupes dans la région. Une requête à laquelle le géant américain s’était immédiatement plié.

Les dérives qui poussent les utilisateurs de Waze vers la sortie

De plus, des réseaux criminels surveillent les alertes de panne sur Waze en temps réel pour devancer les secours officiels. Profitant de la détresse des automobilistes, ces escrocs remorquent de force les véhicules avant d’exiger des tarifs exorbitants pour les restituer. Les boycotteurs reprochent à l’application de ne pas filtrer ces signalements pour protéger ses utilisateurs.

Propriété de Google depuis 2013, Waze traque en permanence la géolocalisation, les trajets et les habitudes de ses usagers. Cette collecte massive sert à alimenter l’écosystème publicitaire de la maison-mère avec des annonces ultra-ciblées durant les trajets, une pratique jugée hautement intrusive pour la vie privée.

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