Pourquoi l’anglais avant le français ? Le ministre explique les nouveaux choix de l’école algérienne

La rentrée scolaire 2026-2027 ne sera pas seulement marquée par de nouveaux aménagements pédagogiques. Derrière les changements annoncés dans les trois cycles d’enseignement, le ministère de l’Éducation nationale affirme vouloir engager une évolution plus large de l’école algérienne. Fondée sur l’amélioration des apprentissages et l’adaptation aux besoins futurs.
Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 30 juillet au siège du ministère à El Mouradia, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a expliqué la philosophie qui accompagne les nouvelles dispositions pédagogiques. Il a présenté ces mesures comme les premières conclusions des travaux de la Commission nationale de la qualité de l’enseignement.
Réforme de l’école en Algérie : une première étape issue des travaux sur la qualité de l’enseignement
Selon le ministre, les nouvelles orientations ne constituent pas des changements isolés, mais s’inscrivent dans un processus progressif de réorganisation de la formation scolaire.
La Commission nationale de la qualité de l’enseignement avait pour mission d’étudier les mécanismes permettant d’améliorer la performance du système éducatif et de développer les apprentissages.
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Mohamed Seghir Saâdaoui a indiqué qu’une première série de mesures a été dégagée à l’issue de ces travaux, avec une application progressive à partir de la rentrée 2026-2027.
Le ministère veut agir sur plusieurs aspects. Notamment l’amélioration des contenus pédagogiques. Une meilleure progression des apprentissages entre les cycles. Ainsi qu’une organisation plus adaptée aux objectifs de formation des élèves.
Pourquoi l’anglais devient la première langue étrangère enseignée à l’école primaire ?
Parmi les choix qui suscitent le plus d’interrogations figure l’organisation de l’apprentissage des langues étrangères au primaire.
Le ministre a expliqué que le choix de commencer par l’anglais répond à sa place croissante dans les domaines scientifiques, technologiques, économiques et culturels.
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Selon lui, l’objectif est de permettre aux élèves d’acquérir une base solide dans cette langue avant d’entamer l’apprentissage d’une deuxième langue étrangère.
Cette orientation s’inscrit, d’après le ministre, dans le cadre de la loi d’orientation sur l’éducation nationale. Qui prévoit la maîtrise d’au moins deux langues étrangères, tout en laissant aux politiques éducatives le soin de définir les modalités d’apprentissage.
L’anglais est ainsi présenté comme un outil permettant aux élèves d’accéder plus facilement aux connaissances scientifiques et aux ressources internationales.
Une école tournée vers les compétences de demain
Au-delà de l’apprentissage des langues, le ministre a insisté sur la nécessité de préparer les élèves aux évolutions du monde actuel.
“L’école ne prépare pas l’élève uniquement pour le présent, mais aussi pour le futur”, a-t-il expliqué en substance. En mettant en avant le rôle de l’école dans la préparation des générations futures.
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Le ministère considère que la formation des élèves doit accompagner les transformations économiques, scientifiques et technologiques. Tout en préservant les références culturelles et linguistiques nationales.
Selon lui, cette approche repose sur un équilibre entre :
- La maîtrise des connaissances fondamentales ;
- L’ouverture aux langues étrangères ;
- Le développement des compétences scientifiques et techniques.
Réforme de l’école : le ministère veut rapprocher la formation des besoins futurs
Pour le ministre, l’évolution du système éducatif répond également à un enjeu de préparation des ressources humaines.
Les choix pédagogiques annoncés doivent permettre aux élèves de construire progressivement leurs parcours et de mieux se préparer à l’enseignement supérieur et au monde professionnel.
Le ministère prévoit également un accompagnement des élèves lors de la rentrée prochaine afin de faciliter leur adaptation aux nouvelles organisations pédagogiques.






