Pour lui voler son véhicule, ils décident de le tuer: 20 ans de prison pour quatre assassins

mercredi 3 octobre 2018 à 14:12
Source de l'article : Lexpressiondz.com

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Sans aucun remord, les auteurs du crime, ont relaté l’horreur du drame et la façon dont ils ont achevé leur victime, en lui fracassant le crâne à coups de pierre.

u crime perpétré par M.B, S.A, B.M et A.M, sur un jeune homme au mois d’avril de l’année écoulée. La genèse de l’acte semble remonter à une simple prise de bec entre la victime (M. AA.A) et l’un des assassins, se sont accordés à maintenir dans leur déposition les auteurs de l’un des plus horribles crimes jamais enregistrés à Annaba. Comparaissant hier, devant le tribunal criminel de Annaba, les quatre assassins dont un militaire, ont tenté tant bien que mal de se disculper, en se rejetant la balle. Or, en dépit des contradictions des déclarations des auteurs, la pression des auditions de l’instance de jugement a fini par mettre à jour les dessous de l’acte et arracher l’aveu précieux: le vol du véhicule en l’occurrence.
Racontant un à un leurs forfaits, les quatre criminels ont révélé que la victime fraudeur de son état, avait été, à minuit, contacté dans la nuit du 29 avril dernier, par M.B, M.A et S.A, lui demandant de les accompagner à la localité de Bouzizi, dans la commune de Séraidi. Arrivés à destination, un quatrième passager serait monté dans la voiture. Il s’agit du militaire de la caserne de Bouzizi.
La bande des bourreaux avait demandé à la victime (M. AA.A), de les conduire au lieudit «El Mendjeza». Un coin forestier loin de 300 mètres de la zone militaire de Bouzizi. Selon les déclarations de l’un des auteurs, une prise de bec s’est déclenchée entre la victime et l’un d’entre eux, avant de dégénérer en altercation.
Cette dernière, selon les investigations des services de sécurité en charge de l’affaire, n’était qu’un subterfuge. Car les quatre criminels avaient d’ores et déjà décidé de tuer leur proie. Prise au piège diabolique de ses agresseurs, la victime avait été tabassée grièvement avant d’être achevée à coups de pierre sur la tête. Les criminels quittèrent le lieu du crime à bord de la Citroën de la victime, laissant derrière eux un corps sans vie. Découvert quelques jours plus tard, par des éléments de l’Armée nationale populaire, relevant de la caserne de Bouzizi, le cadavre était dans état de décomposition très avancée.
Aussitôt alertés, les éléments de la brigade de la Gendarmerie nationale de Séraïdi, accompagnés de la Protection civile, sont parvenus à identifier la victime, qui faisait l’objet d’un avis de disparition.
Acheminé vers la morgue du CHU d’Ibn Rochd de Annaba, le cadavre fut soumis à une autopsie, déterminant les raisons du décès «crâne fracassé totalement», comme rapporté par le rapport du médecin légiste. Un point autour duquel, trois des criminels ont porté l’achèvement de la victime, à l’actif du militaire, en lui portant plusieurs coups, réduisant son crâne en bouillie.

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