Poulet brésilien à 320 DA/kg : l’État riposte face aux hausses « injustifiées »

Poulet brésilien à 320 DA/kg : l’État riposte face aux hausses « injustifiées »
Poulet brésilien

Dans une démarche proactive visant à protéger le pouvoir d’achat, l’Office national des aliments de bétail (ONAB) a entamé, ce lundi matin, une opération massive d’approvisionnement des marchés en poulet importé du Brésil.

Proposée au prix réglementé de 320 DA le kilogramme, cette initiative fait suite aux directives du ministère du Commerce intérieur, en étroite coordination avec le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. L’objectif affiché est d’inonder les points de vente pour contrer toute spéculation.

Cette opération intervient dans un contexte de préparation du mois sacré de Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte volatilité des prix de la viande. Les autorités ciblent particulièrement le pic de demande observé durant la dernière semaine précédant le mois de jeûne, et plus spécifiquement les trois derniers jours, afin d’éviter toute pénurie ou envolée tarifaire.

Approvisionnement du marché : Le poulet brésilien déployé à 320 DA pour stabiliser les prix

Selon des sources relayées par Echorouk, le ministère du Commerce a intensifié ses inspections sur le terrain après avoir constaté des tentatives d’augmentation injustifiées. Certains acteurs du marché auraient en effet tenté de porter le prix du poulet au-delà de la barre des 400 DA/kg.

La réponse de l’État ne s’est pas fait attendre :

  • Des stocks considérables de poulet brésilien sont désormais disponibles.
  • L’approvisionnement est décrit comme un processus « continu et durable« .
  • La distribution s’effectue via les marchés de proximité et les points de vente agréés pour garantir la disponibilité du produit au prix fixé.

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Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie commune entre les différents départements ministériels. En surveillant quotidiennement l’état du marché, le gouvernement entend verrouiller toute tentative de manipulation des prix et assurer un approvisionnement régulier en produits de base.

Une priorité absolue pour préserver la stabilité sociale et le portefeuille des ménages durant les périodes de forte consommation.

Viande rouge : Un dispositif d’importation massif pour stabiliser l’assiette du citoyen

En parallèle au déploiement de la volaille, le gouvernement algérien accélère la cadence sur le front des viandes rouges. Sous l’impulsion du groupe public Agrolog, une stratégie d’envergure est déployée pour briser la spirale inflationniste.

Ce ne sont pas moins de 29 545 tonnes de viandes (rouges et blanches) qui seront injectées sur le marché d’ici la mi-mars 2026. Pour garantir une distribution fluide, l’Office régional des viandes rouges (ORVO) a considérablement élargi son réseau d’abattage. Désormais, huit abattoirs industriels, dont les nouvelles structures de Sidi Bel Abbès et Relizane, tournent à plein régime pour approvisionner l’Ouest du pays.

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L’objectif de cette « opération Ramadan 2026 » est double : assurer une qualité sanitaire irréprochable et court-circuiter les intermédiaires responsables de la flambée des prix. En multipliant les points de vente directs et en renforçant le contrôle rigoureux des marchés, les autorités visent à proposer une viande ovine et bovine à des tarifs réglementés et compétitifs.

Cette offensive logistique témoigne d’une volonté ferme de l’État de réguler le marché national de manière structurelle, transformant cette période de forte demande en un test de résilience pour la souveraineté alimentaire et la protection du pouvoir d’achat.