Record au port de Djen Djen : 19 000 tonnes de C-DRI expédiées vers l’Allemagne en 24h

Près de 19 000 tonnes de fer réduit à froid embarquées en une seule journée : le port de Djen Djen, à Jijel, vient d’afficher une cadence de chargement qui tranche avec les standards habituels des quais algériens.
Précisément 18 975 tonnes de C-DRI (Cold Direct Reduced Iron) ont été transférées à bord d’un vraquier en moins de 24 heures, dans le cadre d’une opération d’exportation de plus grande ampleur à destination de l’Allemagne.
Le port de Djen Djen enchaîne un rythme de chargement inédit
D’après le communiqué diffusé par l’entreprise portuaire, la manutention record a été enregistrée le 5 novembre 2026. Elle s’inscrit dans une opération lancée trois jours plus tôt, le 2 novembre, portant sur un volume global de 50 000 tonnes de fer réduit à froid.
Le navire mobilisé pour ce transport est le BULK PRUDENCE. La marchandise est acheminée pour le compte de l’opérateur MED INTERNATIONAL HOLDING SPA, avec pour point d’arrivée le terminal HANSAPORT, situé dans le port de Hambourg.
Le C-DRI, ou fer préréduit à froid, est un produit sidérurgique intermédiaire très recherché par les aciéries européennes. Son acheminement vers l’Allemagne confirme que la production algérienne trouve preneur sur des marchés particulièrement exigeants en matière de qualité et de délais.
Une performance que l’entreprise portuaire attribue à la coordination
Pour expliquer ce résultat, la direction de l’infrastructure met en avant trois leviers. D’abord l’état de préparation des installations, ensuite la fluidité des échanges entre tous les intervenants de la chaîne, enfin la qualification des équipes et la disponibilité des engins de manutention.
L’entreprise estime que ce nouveau chargement démontre sa capacité à traiter des volumes importants sans sacrifier la vitesse d’exécution. Un argument commercial de poids face à la concurrence des ports méditerranéens.
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Les ports algériens multiplient les expéditions hors hydrocarbures
L’opération de Jijel s’ajoute à une série de chargements enregistrés ces dernières semaines le long du littoral. À Skikda, des quais ont accueilli simultanément trois navires pour l’embarquement de ciment et de clinker vers l’Italie et la Libye, pour un tonnage très proche de celui atteint en une journée à Djen Djen.
À l’ouest, l’infrastructure de Chlef suit la même trajectoire. Le port de Ténès a expédié 15 000 tonnes de ciment et de clinker vers le continent européen en septembre, après avoir chargé du verre et des big bags quelques jours auparavant.
Annaba, de son côté, a franchi l’Atlantique. Une cargaison de 26 000 tonnes de ciment conditionné y a été chargée à destination du marché américain, illustrant l’élargissement progressif des débouchés pour les produits manufacturés algériens.
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Djen Djen se positionne comme porte de sortie stratégique
Avec sa profondeur de tirant d’eau et ses capacités de stockage, l’installation jijelienne dispose d’atouts rares sur la côte algérienne. Elle peut accueillir des vraquiers de fort tonnage, ce qui la rend naturellement compatible avec les flux sidérurgiques massifs.
Les responsables du site parlent désormais d’une porte d’entrée stratégique pour les marchandises nationales vers l’international. La formule traduit une ambition : ne plus se limiter à réceptionner des importations, mais devenir un point d’appui pour les industriels tournés vers l’export.
Reste à transformer l’essai dans la durée. Les professionnels du secteur rappellent que la régularité des escales, la disponibilité des navires et la fiabilité des délais pèsent autant que les records ponctuels dans le choix d’un port par les chargeurs étrangers.
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