Polémique sur l’enseignement de Tamazight : le ministère se prononce

Polémique sur l’enseignement de Tamazight : le ministère se prononce

La polémique suscitée par le Tamazight et son enseignement a poussé, encore une fois, le ministère de l’Éducation nationale à réagir. Alors qu’elle revêt le caractère de langue nationale et officielle, le berbère, en tant que matière, est marginalisée et confinée dans l’emploi de temps scolaire.

Ces derniers jours, une correspondance du Secrétariat général du ministère de l’Éducation, a mis en rogne la coordination des inspecteurs de la langue Amazighe. Dans un communiqué, la coordination dénonçait “l’exclusion de l’enseignement de Tamazight de l’emploi du temps”. Une chose que le ministère a vite nié.

Après la mise au point du ministère, qui a affirmé « que tamazight est une matière comme toutes les autres », tout en insistant sur son caractère national et officiel, la coordination revient à la charge. Selon elle, les promesses du ministère sont “farfelues”, vu que Tamazight se confine encore dans « un moment pédagogique marginal ». Selon ces inspecteurs, «les dépassements sont légion».

Le ministère et le HCA rassurent

Le ministère de l’Éducation et le HCA ont fini, avant-hier, par prendre plusieurs dispositions. Notamment sur les “questions liées à la législation et à l’amendement des textes, dont la loi d’orientation scolaire”. Ces dernières vont être transférées au gouvernement. Dans un communiqué rendu public, le ministère a tenu à également assurer la généralisation progressive de l’enseignement de Tamazight à tout le territoire national.

Les deux instances, au terme d’une réunion qui eu lieu avant-hier ont décidé de relancer leur comité mixte. Un comité gelé depuis 2015. Il s’agit, selon le même communiqué, de la meilleure solution pour «dépasser les différents problèmes» concernant Tamazight.

Le ministère et le HCA ont également appelé à organiser des réunions périodiques. Cela vise, selon la même source, à s’éloigner de toutes les pressions «politiques ou idéologiques»  qui ne servent pas les élèves. Pour conclure, le ministère a formellement nié toutes les fausses interprétations. Il a assuré que la place de Tamazight demeure « permanente » dans le calendrier officiel.