« Plus de morts lors de la guerre d’Algérie que durant la Shoah » : la Grande mosquée de Paris réagit à la polémique

« Plus de morts lors de la guerre d’Algérie que durant la Shoah » : la Grande mosquée de Paris réagit à la polémique
Grande mosquée de Paris

La Grande Mosquée de Paris (GMP) se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une tempête médiatique. Dans un communiqué cinglant publié ce mardi 20 janvier 2026, l’institution religieuse a exprimé sa « plus grande consternation » face aux accusations d’antisémitisme et de négationnisme relayées par plusieurs médias marqués à l’extrême droite.

Au centre de la controverse : une conférence de l’historien et auteur Gabriel Souleyka, tenue le 19 novembre dernier dans l’enceinte de la mosquée et diffusée sur YouTube. Un extrait de son intervention, isolant un parallèle entre les victimes de la colonisation en Algérie et celles de la Shoah, a enflammé les plateaux de télévision et les réseaux sociaux.

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Lors de son exposé, Gabriel Souleyka avait évoqué le lourd tribut humain de la Guerre d’Algérie — citant le chiffre de 1,5 million de morts — en le comparant au bilan de la Shoah. « Ça dépasse les 1 million de morts de la Shoah dont on nous parle de manière systématique », avait-il déclaré.

Polémique autour de la Guerre d’Algérie : la Grande Mosquée de Paris dénonce une « entreprise de déstabilisation »

Face au tollé, l’écrivain a rapidement plaidé une « erreur d’expression ». Il a précisé que le chiffre d’un million mentionné faisait référence aux victimes du seul camp d’Auschwitz et non à l’ensemble du génocide juif. Réaffirmant le caractère « historiquement inacceptable » de toute minimisation de l’Holocauste, l’auteur a martelé : « Je n’ai jamais, à aucun moment de mon parcours, nié, relativisé ou hiérarchisé les souffrances ».

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Pour la Grande Mosquée de Paris, cette polémique n’a rien d’accidentel. L’institution pointe du doigt une « entreprise médiatique » — allusion transparente à l’empire médiatique de Vincent Bolloré — qu’elle accuse de mener une campagne de dénigrement systématique contre les musulmans de France.

« Cette nouvelle tentative de déstabilisation vise notre institution parce qu’elle représente et défend la citoyenneté des musulmans de France », dénonce le communiqué.

L’institution a profité de cette mise au point pour rappeler sa ligne de conduite historique. La GMP souligne avoir « constamment défendu que l’antisémitisme est contraire à l’islam » et réaffirme son engagement total dans la lutte contre « ce poison » qui menace la cohésion nationale.