Le PLF 2027 prévoit une nouvelle offensive contre le marché parallèle

Mobiliser davantage de ressources financières sans alourdir la fiscalité des ménages. C’est le pari du gouvernement à travers le projet de loi de finances (PLF) 2027. Le texte mise notamment sur la récupération des fonds qui circulent dans le marché parallèle, le renforcement du recouvrement fiscal et le développement des investissements hors hydrocarbures. Devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, a également apporté des précisions sur la dette publique et les financements prévus pour les onze nouvelles wilayas.
PLF 2027 : davantage de recettes sans augmenter les impôts
Le gouvernement entend élargir les ressources de l’État sans relever les taux d’imposition. Pour y parvenir, il compte améliorer le recouvrement fiscal, attirer les fonds du marché parallèle vers les circuits officiels et renforcer la lutte contre la fraude fiscale.
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Le projet prévoit également de soutenir l’investissement productif et les activités hors hydrocarbures, notamment les start-up. Plusieurs secteurs bénéficieront d’une attention particulière, dont les mines, les transports, l’industrie, l’agriculture et l’agroalimentaire.
Pouvoir d’achat : le gouvernement maintient les aides aux produits essentiels
La préservation du pouvoir d’achat reste une autre priorité du PLF 2027. L’État prévoit de poursuivre le soutien aux produits et services de première nécessité. Tout en renforçant les mécanismes de contrôle des marchés.
La réhabilitation des marchés de gros, la constitution de stocks stratégiques et le développement d’outils numériques doivent notamment aider à limiter la spéculation, les pratiques monopolistiques et les tensions sur les prix.
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Concernant le passage à un système de soutien ciblé, Mohamed Lamine Lebbou a précisé que sa mise en œuvre dépendait de l’achèvement de la numérisation. Celle-ci doit permettre d’identifier les bénéficiaires et de répartir les aides de manière plus équitable.
Dette publique : 99 % de l’endettement algérien est intérieur
Sur le plan financier, le ministre a assuré que la dette publique algérienne restait inférieure au seuil de référence retenu pour les marchés émergents. Il a surtout révélé que 99 % de cette dette était d’origine intérieure. Ce qui, selon lui, renforce l’autonomie financière du pays.
Pour réduire le déficit budgétaire, le gouvernement privilégie la mobilisation des ressources, le recours à la dette intérieure et au Fonds de régulation des recettes (FRR). Ainsi que la rationalisation des dépenses et l’élargissement de l’assiette fiscale.
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Mohamed Lamine Lebbou a écarté le financement extérieur et annoncé une diversification des instruments de financement. Notamment à travers l’émission de sukuk souverains.
Le ministre a également évoqué la valorisation du patrimoine national. Ses services recensent plus de 800 000 opérations d’enregistrement foncier chaque année. Ce volume a conduit à relever le taux de la taxe correspondante de 1 % à 2,5 %.
Onze nouvelles wilayas : 152 milliards de dinars pour les infrastructures
Les onze nouvelles wilayas bénéficieront d’une enveloppe de 152 milliards de dinars en autorisations d’engagement et de 132 milliards en crédits de paiement. Ces ressources financeront les équipements essentiels et les projets d’infrastructure nécessaires à leur développement.
Lors de l’examen du PLF 2027, les députés ont également salué les mesures relatives aux augmentations salariales et aux transferts sociaux. Ils ont appelé à renforcer l’accompagnement des investisseurs et des porteurs de projets, notamment les start-up.








