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PLF 2027 en Algérie : les grands axes dévoilés par le gouvernement

PLF 2027 en Algérie : les grands axes dévoilés par le gouvernement
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Le projet de loi de finances pour l’année 2027 est désormais sur la table de l’exécutif. Réuni ce mercredi 30 septembre 2026 sous la conduite du Premier ministre Seifi Gharib, le gouvernement a écouté un exposé complet consacré à ce texte budgétaire, selon un communiqué diffusé par les services du Premier ministère. Le document sera présenté pour adoption au prochain Conseil des ministres.

Avant d’aborder ce dossier central, les membres de l’exécutif ont pris connaissance d’un état des lieux portant sur l’application des mesures arrêtées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres. Une pratique désormais habituelle en ouverture de ces séances hebdomadaires.

Le PLF 2027 articulé autour de la croissance et du pouvoir d’achat

Le PLF 2027 repose sur une ligne directrice claire : relancer la dynamique économique sans fragiliser les ménages. L’exécutif entend stimuler la croissance, accélérer la sortie de la dépendance aux hydrocarbures et orienter les capitaux vers l’appareil productif. La préservation du pouvoir d’achat demeure présentée comme un engagement non négociable.

Cette orientation prolonge les instructions présidentielles formulées ces derniers mois. Le chef de l’État a multiplié les rappels sur la nécessité d’associer performance économique et protection sociale. Le texte financier de 2027 se veut donc la traduction comptable de cette double exigence.

La diversification économique, elle, reste le fil rouge. Elle passe par un appui renforcé aux secteurs hors pétrole, dans la continuité d’une feuille de route qui prévoyait déjà 20 000 projets d’investissement à l’horizon 2029 grâce à l’assainissement du foncier économique.

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Les projets structurants au cœur des arbitrages budgétaires

Le financement des grands chantiers occupe une place centrale dans le texte. Les crédits iront en priorité aux opérations dont les retombées socio-économiques sont jugées les plus fortes. Renforcement du réseau d’infrastructures, aménagement du territoire et allègement de la facture logistique constituent les trois cibles identifiées.

Cette logique n’est pas nouvelle. Au printemps dernier, l’exécutif avait déjà planché sur l’encadrement technique des matériaux utilisés dans les travaux publics, avec un décret destiné à garantir la qualité des infrastructures routières et ferroviaires. Les coûts logistiques, souvent pointés comme un handicap de compétitivité, figurent également parmi les préoccupations affichées.

Sur le versant social, aucune rupture annoncée. Les ressources publiques resteront concentrées sur l’école, les structures de soins, l’habitat et les équipements de base. Ces mêmes priorités avaient guidé les consignes transmises aux walis à l’approche de la rentrée sociale 2026-2027.

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Guichet unique de l’investissement et climat des affaires renforcés

Plusieurs dispositions visent directement les opérateurs économiques. Objectif : rendre l’environnement entrepreneurial plus lisible et plus rapide. Le texte prévoit notamment d’appuyer la mise en service pleine et entière du Guichet unique de l’investissement, structure censée concentrer en un seul point les démarches des porteurs de projets.

L’exécutif mise aussi sur la refonte de l’administration. Allègement des procédures fiscales, dématérialisation accrue des prestations publiques et poursuite de la transformation numérique complètent le dispositif. Autant de chantiers déjà engagés par le gouvernement, qui a multiplié les textes réglementaires visant à réduire les délais administratifs, notamment dans la délivrance des permis de construire.

Prochaine étape pour la loi de finances 2027 : le Conseil des ministres

Le calendrier est désormais fixé. Le projet quittera la sphère gouvernementale pour être examiné par le chef de l’État lors de la prochaine session du Conseil des ministres, instance qui validera ou amendera les grandes lignes retenues. Ce passage conditionne la suite du parcours institutionnel du texte.

Les séances précédentes de l’exécutif avaient couvert des dossiers plus sectoriels, de la santé aux ressources en eau, à l’image de l’examen d’un nouveau cadre pour la prescription des médicaments. Avec le budget 2027, le gouvernement aborde cette fois l’un des rendez-vous les plus attendus de la rentrée politique.

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AH

Amel Hamana

Journaliste – Actualité nationale et société

Amel Hamana couvre l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers pour Algerie360.

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