Plan d’action du gouvernement ,Sellal sur du velours

Plan d’action du gouvernement ,Sellal sur du velours
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Quel que soit le niveau de satisfaction face aux explicitations de M.Sellal, le plan d’action passera comme une lettre à la poste

Très attendues, les réponses du Premier ministre aux interrogations des députés, interviendront durant la séance de lundi prochain.

La plupart des questions soulevées jusqu’ici se rapportent notamment aux délais et capacités du gouvernement à mener à bon port les projets inscrits à son agenda. Quel que soit le niveau de satisfaction face aux explicitations de M.Sellal, le plan d’action passera comme une lettre à la poste puisque le programme s’est déjà assuré la majorité écrasante de la chambre basse du Parlement. D’autant plus que le Premier ministre sera même dispensé de la présentation de son bilan d’ici à la fin de sa mission. Ce plan d’action ne risque pas d’être désapprouvé, loin s’en faut: son adoption ne sera qu’une formalité, selon de nombreux observateurs.

Le FLN, le RND, quelques micro-partis, les indépendants et d’autres petites formations politiques, ont d’ores et déjà affiché leur soutien inconditionnel. Les autres partis se sont contentés d’émettre des réserves. Le programme du gouvernement a suscité des questionnements de forme de la part des représentants de différentes formations politiques. Sur le plan politique, certains députés déplorent la non-clarification des objectifs et le fait que la révision de la Constitution ne figure pas en priorité sur ledit plan. Les interventions des députés se sont focalisées plutôt sur la situation au niveau local. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, les critiques se sont canalisées sur le programme du gouvernement précédent. Globalement, les derniers intervenants lors de la séance de mercredi ont relevé la nécessité d’adopter de nouvelles politiques de gestion dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’emploi et du logement. Ainsi, la perméabilité et vulnérabilité des zones frontalières en ces temps de crise et conflits frappant les pays voisins, la situation dans le Sud du pays, dont plusieurs établissements hospitaliers sont dépourvus d’équipements et d’encadrement spécialisés avec toutes les retombées négatives sur la prise en charge médicale des malades, ont été soulevées lors des débats.

La prolifération de la criminalité organisée ces dernières années dont la cause principale est mise sur le compte de jeunes prisonniers récidivistes ayant bénéficié de «la grâce présidentielle» est l’autre point soulevé par une députée de l’Alliance pour l’Algérie verte (AAV). Outre la recrudescence de la criminalité sous toutes ses formes, l’insécurité dont souffrent plusieurs régions du pays, ont été également mises en exergue. D’autres députés ont plaidé pour l’allégement des programmes scolaires, le renforcement des infrastructures universitaires souffrant actuellement de la surcharge.

La crise de logements jamais résorbée, n’a pas manqué d’être évoquée. Le plan prévoit de relancer le programme Aadl, lancé en 2001, en commençant par la réalisation de 150.000 logements de type location-vente. Les prix de ces logements à l’instar de ceux du social seront revus à la hausse, selon le ministre de tutelle. Ce plan d’action s’articule autour de nombreux axes relatifs à la consolidation de l’économie nationale et au développement des infrastructures socio-économiques dont notamment, la concrétisation des programmes de logements prévus, en mobilisant tous les moyens y afférents. A-t-on la volonté et les moyens de sortir la sphère économique des griffes des barons de l’informel? Une sphère que d’aucuns diraient qu’elle a une liaison structurelle avec la corruption qui a connu une extension dangereuse à travers tous les rouages des institutions officielles. Les débats sur le plan d’action du gouvernement se poursuivront aujourd’hui et demain matin. Quant au vote du plan d’action du gouvernement, il aura lieu le mardi 2 octobre.