Piratage de chaînes sportives : la France adopte une nouvelle loi

Piratage de chaînes sportives : la France adopte une nouvelle loi

Le piratage dans le secteur audiovisuel s’est beaucoup répandu notamment durant le confinement, raison pour laquelle le gouvernement français décide de prendre des mesures pour renforcer sa lutte contre le piratage, dont une nouvelle loi.

Bonne nouvelle pour les chaînes de sports, mauvaises pour les fans de football surtout avec les événements footballistiques en perspective, car hier, l’Assemblée nationale a adopté un dispositif antipiratage sportif, Cédric Roussel, le député et l’auteur de cette proposition, décide de creuser les “causes profondes du streaming illégal ». Cette loi portant sur la régulation et la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numériques, a longuement été attendue mais retardée à cause de la crise sanitaire.

Les chiffres démontrent un réel problème. En effet, en France 24% internautes se rendent sur des sites qui proposent des contenus illégaux, 2.5 millions pirates réguliers de programmes sportifs. Un piratage qui ne touche pas uniquement les chaînes de sports payantes mais aussi les vendeurs de droits de diffusion.

Que fait cette loi au juste?

La diffusion d’événements sportifs notamment en directe sera désormais bloquée car cette loi permet justement de bloquer les adresses distribuant un contenu piraté, et ce, dans les semaines à venir.

Son application dépendra d’une nouvelle instance ; l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), le fruit d’une étroite collaboration entre la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI) et du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

L’ARCOM, opérationnelle à partir de janvier 2022, sera le trait d’union entre l’autorité judiciaire, les chaînes payantes, les ayants droit et les opérateurs techniques.