Un pharmacien odieusement assassiné à Constantine : le SNAPO réclame des mesures urgentes

Un pharmacien exerçant au centre de Constantine a été tué à l’intérieur de son officine, un drame qui bouleverse la corporation et au-delà. Identifiée par ses initiales N.M., la victime a succombé à l’agression survenue sur son lieu de travail.
Plusieurs témoins évoquent un assaillant présenté comme souffrant de « troubles psychiatriques », une version qui reste à confirmer tant que l’enquête judiciaire n’a pas livré ses conclusions.
La nouvelle s’est propagée en quelques heures dans la ville, puis dans tout le pays. Stupeur, chagrin, mais aussi crainte : les soignants expriment ouvertement leur angoisse de voir un tel scénario se reproduire ailleurs.
Le centre-ville de Constantine, théâtre de ce meurtre, est un secteur passant, ce qui a amplifié le choc ressenti par les habitants.
Le SNAPO condamne le meurtre du pharmacien et dénonce la violence
Le Bureau national du Syndicat National des Pharmaciens d’Officine a réagi par un communiqué sans ambiguïté. L’organisation qualifie les faits d’acte criminel et rejette toute forme d’agression visant des professionnels dans l’exercice de leur métier. Elle adresse son soutien aux proches du défunt.
Pour le syndicat, cette affaire dépasse largement le cadre d’un fait divers isolé. Elle illustre la vulnérabilité d’un maillon essentiel du système de soins. Une officine reste ouverte, accessible, sans filtre à l’entrée, et son titulaire se retrouve seul face à des situations parfois explosives.
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La sécurisation des officines érigée en urgence absolue
Protéger les pharmaciens n’est plus négociable, martèle le SNAPO. Le syndicat demande aux pouvoirs publics et aux institutions concernées de déployer rapidement des dispositifs de sécurité autour des pharmacies et de leurs employés. Sans cela, la continuité du service rendu aux citoyens est menacée.
L’argument avancé est simple. Les officines assurent une mission de santé publique quotidienne, y compris la nuit et les jours fériés. Leur personnel ne peut pas travailler avec la peur au ventre. Le syndicat rappelle que ces structures constituent souvent le premier point de contact du malade avec le système de soins.
Le suivi numérique des psychotropes réclamé par les pharmaciens
Autre revendication remise sur la table : le lancement effectif de la plateforme numérique destinée au contrôle des ordonnances de médicaments à influence psychotrope. Ce dispositif est pourtant inscrit noir sur blanc dans l’article 8 bis de la loi n° 23-05. Son déploiement se fait attendre.
Les bénéfices attendus sont doubles. D’un côté, un meilleur traçage des délivrances permettrait de contrer le phénomène des fausses ordonnances. De l’autre, les pharmaciens disposeraient enfin d’un bouclier juridique face aux pressions exercées au comptoir, parfois accompagnées de menaces directes.
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La justice attendue sur les responsabilités dans le drame de Constantine
Le syndicat affirme sa confiance envers les institutions judiciaires. Il attend des investigations qu’elles établissent avec précision le déroulement des faits, identifient les responsabilités et conduisent l’auteur devant un tribunal pour qu’il réponde pénalement de son geste.
Un dernier message est adressé aux décideurs. La sécurité du pharmacien ne relève pas d’un avantage catégoriel obtenu par la négociation, insiste le SNAPO. Elle conditionne l’existence même d’un réseau de distribution du médicament fiable, donc l’accès de chaque citoyen aux soins dans des conditions dignes.
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