Pétrole : le Sahara Blend algérien signe la plus forte hausse parmi les bruts arabes en 2026

Pétrole : le Sahara Blend algérien signe la plus forte hausse parmi les bruts arabes en 2026
Brut algérien

Le Sahara Blend algérien a enregistré la plus forte progression en valeur parmi les bruts arabes au cours du premier semestre 2026.

Son prix a bondi de 23,91 dollars par baril pour s’établir à une moyenne de 96,04 dollars, soit une croissance spectaculaire de plus de 33 % par rapport à la même période de l’année 2025.

Selon le dernier rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), cette envolée du brut algérien s’inscrit dans une tendance haussière généralisée des pétroles arabes durant les six premiers mois de l’année.

Le prix moyen du panier de l’OPEP a ainsi progressé de 30 %, atteignant 93,67 dollars le baril, contre 72,04 dollars un an plus tôt.

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Cette flambée des cours a été largement alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment les répercussions de la guerre iranienne et la fermeture du détroit d’Hormuz.

Le blocage de ce point de passage névralgique pour le commerce mondial d’hydrocarbures a exacerbé les craintes d’une rupture d’approvisionnement sur les marchés internationaux.

Le brut algérien parmi les plus chers de la région

Le Sahara Blend maintient sa position parmi les bruts les plus valorisés de la région. Il talonne de près l’Arab Light saoudien, qui s’est imposé comme le brut le plus cher avec une moyenne de 96,88 dollars le baril au premier semestre 2026, soit une hausse de 31,54 % par rapport aux 73,65 dollars de 2025.

Les autres bruts de la région affichent également une solide santé financière. Le Kuwait Export a progressé de 30,42 %, passant de 72,94 dollars à 95,13 dollars le baril, tandis que le Basrah Medium irakien a grimpé de 31,07 % pour s’établir à 93,57 dollars contre 71,39 dollars.

De son côté, le brut libyen Es Sider décroche la deuxième plus forte hausse en valeur avec un gain de 23,8 dollars, signant au passage la plus forte croissance relative de la région (+33,7 %) pour s’établir à 94,47 dollars le baril.

En revanche, le Murban émirati ferme la marche avec la progression la plus modérée de 23,81 %, s’affichant à 89,06 dollars le baril contre 71,93 dollars auparavant.

Correction à la baisse en juin

Malgré ce bilan semestriel exceptionnel, le mois de juin 2026 a été marqué par un repli général des cours sur un mois. Le Sahara Blend algérien a ainsi reculé à 87,27 dollars le baril en juin, comparativement à sa moyenne semestrielle de 96,04 dollars.

Durant ce même mois, l’Arab Light saoudien est resté en tête des bruts arabes les plus chers avec une moyenne de 96,89 dollars le baril, suivi du Kuwait Export à 92,28 dollars, de l’Es Sider libyen à 86,47 dollars, du Basrah Medium irakien à 85,1 dollars, et enfin du Murban émirati à 81,80 dollars.

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Sur la scène internationale, les indices de référence ont suivi une trajectoire similaire au premier semestre 2026, le Brent de la mer du Nord ayant augmenté de 24 % pour atteindre une moyenne de 87,6 dollars le baril, tandis que le WTI américain progressait de 23 % à 83 dollars le baril.

Enfin, hors panier de l’OPEP, les bruts de la région ont également subi une nette correction en juin. Le brut d’Oman en contrats à terme a chuté de 22,4 % pour s’établir à 79,25 dollars le baril contre 102,10 dollars en mai, tandis que le Dubaï a reculé de 21 % à 79,97 dollars le baril, après avoir frôlé les 101,29 dollars le mois précédent.