Pétrole brut algérien : quel est le principal pays importateur en 2026 ?

Pétrole brut algérien : quel est le principal pays importateur en 2026 ?
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La France conserve sa place de premier client du pétrole brut algérien transporté par voie maritime au premier semestre 2026. Malgré un recul des volumes exportés vers ses principaux partenaires, l’Algérie poursuit sa stratégie visant à privilégier le raffinage local afin d’accroître la valeur ajoutée de ses exportations énergétiques.

La France demeure le principal importateur de pétrole brut algérien transporté par voie maritime au cours du premier semestre 2026. Selon les données publiées par l’Unité de recherche sur l’énergie (Energy Research Unit), les importations françaises ont atteint une moyenne de 62 000 barils par jour, représentant à elles seules près de 16 % des exportations maritimes de brut algérien.

L’Espagne conserve la deuxième place avec 56 000 barils par jour, tandis que la Corée du Sud se hisse au troisième rang avec 46 000 barils quotidiens, devenant ainsi le seul pays asiatique figurant parmi les cinq premiers importateurs. Le Royaume-Uni suit avec 45 000 barils par jour, devant les Pays-Bas qui enregistrent 38 000 barils quotidiens. À eux cinq, ces marchés concentrent près de 64 % des exportations algériennes de pétrole brut.

Une production en hausse, des exportations en recul

Au cours des six premiers mois de l’année, les exportations algériennes de pétrole brut se sont établies à une moyenne de 388 000 barils par jour, alors que la production nationale a progressé pour atteindre 977 000 barils quotidiens. En juin, celle-ci a même culminé à 987 000 barils par jour, son plus haut niveau depuis trois ans, à la faveur de l’assouplissement des réductions volontaires de production décidées dans le cadre de l’alliance OPEP+.

Malgré cette hausse de la production, les volumes exportés demeurent inférieurs à ceux enregistrés au cours des années précédentes. À titre de comparaison, les exportations s’élevaient à 416 000 barils par jour au premier semestre 2024, puis à 447 000 barils quotidiens sur la même période en 2025.

Cette évolution s’explique notamment par la stratégie adoptée par l’Algérie visant à développer le raffinage sur son territoire, afin d’exporter davantage de produits pétroliers transformés, générant une valeur ajoutée supérieure à celle du pétrole brut.

Des évolutions contrastées selon les marchés

Sur un an, la France conserve sa première place malgré une baisse de ses achats, passés de 76 000 à 62 000 barils par jour. L’Espagne enregistre également un recul significatif, avec des importations tombées de 88 000 à 56 000 barils quotidiens.

À l’inverse, la Corée du Sud affiche une progression de 31,4 %, ses importations passant de 35 000 à 46 000 barils par jour. Les Pays-Bas enregistrent quant à eux la plus forte hausse parmi les principaux clients de l’Algérie. Leurs achats ont bondi de 14 000 à 38 000 barils quotidiens entre le premier semestre 2025 et celui de 2026, soit une augmentation de plus de 170 %.

Le Royaume-Uni suit une tendance inverse, avec un recul de ses importations, passées de 53 000 à 45 000 barils par jour.

Les exportations de brut ont connu d’importantes variations au cours du semestre. Elles ont débuté à 200 000 barils par jour en janvier, avant de grimper à 506 000 barils quotidiens en février. Les volumes se sont ensuite établis à 391 000 barils en mars, 443 000 en avril, 427 000 en mai, avant de retomber à 363 000 barils par jour en juin.

Les données montrent également que, malgré une production revenue à son plus haut niveau depuis trois ans, l’Algérie n’a pas encore pleinement bénéficié des perturbations ayant affecté une partie des exportations des pays du Golfe dans le contexte des tensions autour du détroit d’Ormuz.

Le pays poursuit néanmoins sa politique de renforcement des capacités nationales de raffinage, avec pour objectif de réduire progressivement les exportations de pétrole brut au profit de produits pétroliers transformés, considérés comme plus rémunérateurs et plus créateurs de valeur pour l’économie nationale.