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Permis d’études au Canada : Ottawa durcit les règles, voici ce qui change pour les étudiants étrangers

Permis d’études au Canada : Ottawa durcit les règles, voici ce qui change pour les étudiants étrangers
À l’approche de la rentrée 2026, le Canada durcit les règles du permis d’études. Les étudiants étrangers devront fournir des preuves financières plus solides pour décrocher leur visa.
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À seulement un mois de la rentrée scolaire, le gouvernement canadien durcit ses règles d’obtention de permis d’études. Désormais, vous devez obligatoirement prouver que vous disposez de fonds suffisants pour couvrir l’ensemble de vos frais de séjour. En cas d’incohérence ou de preuves insuffisantes, c’est le refus de visa garanti.

Dans le cadre d’une vaste réforme de son système d’immigration visant à réduire le nombre d’étudiants internationaux, le gouvernement canadien renforce ses exigences financières et révise la liste des justificatifs requis.

Publiées sur le site officiel d’Ottawa, ces nouvelles directives fixent désormais des critères plus stricts que chaque candidat devra impérativement respecter pour espérer décrocher son permis d’études.

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Le Canada renforce ses critères d’admission pour l’obtention d’un visa étudiant

Le 24 juillet 2026, le ministère de l’Immigration a mis à jour ses consignes d’évaluation pour les agents en charge des permis d’études. Désormais, l’examen de l’origine et du montant des ressources financières devient obligatoire pour chaque dossier, sans exception. En supprimant la consigne qui limitait ces vérifications poussées aux seuls « environnements à très haut risque », Ottawa généralise un contrôle strict pour l’ensemble des candidats.

Les nouvelles directives confèrent aux agents d’immigration le pouvoir d’exiger des pièces financières et professionnelles additionnelles pour tout permis d’études. Cette démarche vise à sélectionner uniquement des candidats légitimes et financièrement autonomes pour toute la durée de leur séjour.

En effet, le pouvoir discrétionnaire de l’agent s’exerce désormais de manière individualisée, en fonction des faits propres à chaque demande, abandonnant ainsi l’approche basée sur des ratios de risque globaux.

Des exigences documentaires plus strictes

Pour toute demande ou renouvellement de permis d’études, le ministère de l’Immigration durcit la règle : les candidats doivent désormais fournir six mois de relevés bancaires, contre quatre auparavant. Une exigence assortie d’une consigne claire donnée aux agents : passer au crible à la fois le montant global et l’origine exacte des fonds présentés.

Le document gouvernemental précise que les agents disposent désormais du pouvoir d’exiger des justificatifs financiers plus poussés. L’objectif affiché d’Ottawa est strict : passer les dossiers au peigne fin pour garantir que seuls les candidats légitimes, en mesure de financer l’intégralité de leur séjour, obtiennent leur permis d’études.

La sévérité des nouvelles consignes découle d’un constat critique : 153 000 dossiers étudiants jugés suspects entre 2023 et 2024. En réponse, Ottawa a déployé des mesures radicales dès mars 2026, s’octroyant légalement le droit d’annuler ou de rejeter massivement des demandes de permis d’études pour assainir le système.

Entre le plafonnage strict imposé par Ottawa pour 2026 et ce nouveau durcissement des critères, l’impact est immédiat. Selon Statistique Canada, le nombre d’étudiants étrangers dans le supérieur a chuté de 29 %. Un virage à 180 degrés pour le pays : autrefois terre d’accueil idéale, le Canada renvoie désormais l’image d’une destination qui verrouille ses accès.

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RA

Rima Aissanou

Rima Aissanou - Journaliste – Diaspora, tourisme et voyages

Rima Aissanou est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les thématiques liées à la diaspora algérienne, au tourisme et aux voyages.

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