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Peine de mort en Algérie : ces partis politiques s’opposent au retour de son application

Peine de mort en Algérie : ces partis politiques s’opposent au retour de son application
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Le parti Jil Jadid vient de faire connaître son opposition à la réintroduction effective de la peine de mort contre les auteurs de feux volontaires, mesure arrêtée par le Conseil supérieur de sécurité présidé par Abdelmadjid Tebboune la semaine passée, suite aux incendies ayant ravagé l’est du pays, notamment Jijel. Dans un communiqué clôturant les travaux de son conseil national, la formation politique déplace le curseur du débat : selon elle, la répétition de ces catastrophes relève avant tout d’une question de responsabilité publique et de gouvernance.

Jil Jadid conteste la sanction capitale contre les pyromanes

Le parti ne remet nullement en cause la nécessité de sanctionner. Il estime que la justice doit identifier les auteurs, établir les faits et frapper durement les responsables, à condition que le cadre légal soit scrupuleusement respecté. Sa réserve porte sur l’efficacité réelle du châtiment suprême, jugé inadapté à la nature du problème.

Pour Jil Jadid, la traque des coupables ne saurait s’arrêter aux exécutants. Elle doit également prendre en compte les négligences, les défaillances et les dysfonctionnements qui auraient pu contribuer à alourdir le bilan humain. Punir les fautifs, résume le texte, ne dispense pas de comprendre ce qui aurait pu être évité.

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Deux hypothèses examinées, une même conclusion sur la peine de mort

Le parti déroule deux scénarios. Premier cas de figure : les incendies découlent essentiellement du dérèglement climatique, dont les effets sont amplifiés par l’absence d’entretien des forêts et par des comportements irresponsables. Dans cette configuration, appliquer la peine capitale à d’éventuels allumeurs de feux ne constitue pas, selon lui, une réponse pertinente.

Seconde hypothèse envisagée dans le communiqué : celle de manœuvres destinées à déstabiliser l’État et la société, pilotées par des forces subversives. « Elles se transforment alors en question de sécurité nationale face à une menace réelle susceptible de provoquer des centaines de victimes et des désastres économiques », écrit le parti. Là encore, brandir l’échafaud contre une poignée d’individus ne serait pas une voie efficace.

Le parti fixe enfin une condition de méthode. Une question aussi structurante que le rétablissement des exécutions ne peut, à ses yeux, être tranchée en dehors d’une concertation sérieuse associant l’ensemble du corps social.

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Jil Jadid n’avance pas seul. Sa position rejoint celles du Parti des travailleurs et du Front des forces socialistes, qui avaient déjà exprimé leur rejet de l’application de la peine de mort. Leur premier argument tient à l’irréversibilité : une erreur judiciaire ne se répare plus une fois la sentence appliquée. Leur second argument s’appuie sur les données comparées. Les expériences de plusieurs pays occidentaux ne démontrent pas, selon ces formations, que la peine capitale fasse reculer la criminalité. À LIRE AUSSI : Plus de 71 kg de résine de cannabis saisis : les gendarmes de Chlef remontent une vaste filière

ZB

Zakaria Benhammadi

Zakaria Benhammadi - Journaliste senior – Sport, politique et justice

Zakaria Benhammadi est journaliste senior au sein d'Algerie360. Spécialisé dans l'actualité sportive, il couvre l'équipe nationale algérienne, la Ligue 1 et les joueurs algériens évoluant à l'étranger. Il traite également les grands dossiers politiques et judiciaires

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