Les grandes lignes du programme quinquennal de l’aquapêche 2015-2020 ont été exposées, hier, à l’occasion d’une réunion présidée par le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid-Ahmed Ferroukhi.
« Tous ces débats locaux seront concentrés dans une rencontre nationale pour la conception du prochain programme », a souligné le ministre en rappelant que le but ultime est de doubler la production durant les cinq années à venir. Des projections à l’horizon 2030 sont d’ores et déjà fixées, avec le soutien d’experts internationaux, au niveau de la Méditerranée, entre autres, en tenant compte des orientations, des changements et des évolutions actuelles dans le secteur. Concernant les débats locaux qui vont se multiplier jusqu’au mois d’octobre, ils toucheront tous les composants de la chaîne de pêche pour aboutir, à titre d’exemple, à un code pour la pêche artisanale et à la régulation du marché du corail. « Une charte de responsabilité sera présentée à l’issue de tous ces débats afin que les intervenants s’engagent à assurer leurs missions et se mobiliser pour atteindre l’objectif tracé par le programme du président de la République », souligne Ferroukhi. Définir les responsabilités de chacun est le cheval de bataille du programme aquapêche 2015-2020 qui accordera une attention particulière à l’aquaculture car, selon le ministre, on ne peut plus manger un poisson qui se fait tout seul. Le taux de croissance démographique est en hausse par rapport au volume de la ressource halieutique. « Un poisson sur deux vient de l’aquaculture, selon les normes internationales. Tout ce travail sera bouclé en octobre, et au mois de novembre, il y a aura une consultation nationale pour les dernières retouches de notre programme », a indiqué le ministre.
F. B.