« Pas un centime de plus » : Sarah Knafo veut tout suspendre entre la France et l’Algérie

« Pas un centime de plus » : Sarah Knafo veut tout suspendre entre la France et l’Algérie
Alors que certains prônent l’apaisement, Sarah Knafo opte pour la rupture. L’eurodéputée veut suspendre visas et coopération avec l’Algérie.

Alors qu’Edouard Phillipe plaide pour la « normalisation » des relations franco-algériennes, l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo a réagi par une charge virulente. Adoptant une posture de confrontation radicale, elle rejette toute idée de dialogue diplomatique classique, préférant prôner un « rétablissement du rapport de force ».

Dans un entretien au Figaro, Édouard Philippe appelle à réviser en profondeur les relations franco-algériennes, notamment sur le volet des expulsions, pour mettre fin à un droit spécifique qu’il juge désormais inadapté. En revanche, l’ancien Premier ministre a profité de l’occasion pour plaider pour la normalisation des relations entre Alger et Paris.

Cette déclaration a vivement fait réagir la classe politique française, en particulier à l’extrême droite où Sarah Knafo a immédiatement répliqué.

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Sarah Knafo s’oppose à l’idée de « normalisation » d’Edouard Philippe

Dans une déclaration sur le réseau social X, Sarah Knafo a dressé un réquisitoire contre la coopération bilatérale. Elle fustige notamment les récentes décisions d’octroi de visas étudiants supplémentaires pour 2025, y voyant une concession injustifiée. L’élue s’appuie sur une lecture unilatérale des dossiers migratoires et sécuritaires pour justifier une politique de « fermeture totale », allant jusqu’à demander l’arrêt de la délivrance de visas et de tout avantage diplomatique.

L’eurodéputée a comparé la séparation de 1962 à un divorce dont la France paierait encore le prix. Elle affirme que « l’Algérie coûte 9 milliards d’euros par an à la France », mais ce chiffre est jugé très imprécis par les experts : « Permettez-moi de vous rappeler qu’on nous étions censés divorcer avec l’Algérie en 1962. Mais c’est la France qui a eu la garde des enfants… et qui verse encore la pension alimentaire. Est-ce cela, une relation normale ? ».

Plus grave encore, ses propos touchent « la présence de couplets citant la France » dans l’hymne national algérien ou encore à l’affaire de Boualem Sansal.

La tentation de rupture de Sarah Knafo

Le programme de « rupture » proposé par Sarah Knafo est radical. Selon elle, la France ne devrait plus chercher de terrain d’entente, mais imposer ses conditions par la coercition économique et administrative.

« Il ne faut pas « normaliser » les relations, il faut divorcer pour de bon : Pas un centime de plus à Alger. Leurs dignitaires soignés dans nos hôpitaux ? Zéro, tant qu’ils refusent de reprendre leurs clandestins, qui sont parfois des bombes sur pattes ! Zéro visa, zéro avantage, zéro complaisance », a déclaré Sarah Knafo qui propose aussi un gel des visas pour les ressortissants algériens.

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