Algérie-Turquie : coopération médicale autour de la maladie de Parkinson

Des neurologues et praticiens algériens se sont réunis récemment à l’hôtel Irena de Sétif pour échanger sur les avancées récentes dans le diagnostic et le traitement de la maladie de Parkinson et des troubles du mouvement.
Organisée par le groupe hospitalier turc Medipol, cette journée scientifique a vu la participation remarquée du professeur Ali Zırh, spécialiste reconnu en neurochirurgie fonctionnelle.
Le traitement neurochirurgical et la stimulation cérébrale profonde
Cette rencontre médicale a permis d’aborder les situations où les traitements médicamenteux conventionnels ne suffisent plus à contrôler les symptômes de la maladie. Les participants ont analysé en détail la technique de stimulation cérébrale profonde (Deep Brain Stimulation – DBS). Ce procédé repose sur l’implantation d’électrodes microscopiques dans des zones cibles du cerveau afin de réguler l’activité électrique perturbée.
Le professeur Ali Zırh, fort de 30 ans d’expérience clinique et de plus de 1 450 interventions de DBS à son actif, a présenté des cas d’étude concrets. Ces retours d’expérience ont illustré des améliorations significatives de l’autonomie et de la mobilité chez des patients souffrant de formes sévères de la maladie.
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Nouvelles alternatives non invasives et coopération médicale
Outre la chirurgie, le groupe Medipol a exposé les applications de la technologie des ultrasons focalisés guidés par résonance magnétique (MRgFUS). Cette méthode non invasive offre une alternative thérapeutique ciblée pour les patients présentant des tremblements ou des troubles du mouvement, particulièrement lorsqu’ils ne remplissent pas les conditions requises pour une intervention chirurgicale classique.
Nour El Houda Ouissi, responsable du groupe Medipol pour la région Afrique du Nord, a souligné l’intérêt croissant des patients algériens pour ces technologies de pointe. Elle a rappelé que plusieurs ressortissants algériens ont déjà bénéficié de ces prises en charge spécialisées en Turquie.
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Vers un partenariat médical renforcé
Cette journée d’étude à Sétif pose ainsi les jalons d’un partenariat médical renforcé et d’un échange continu d’expertises entre les équipes des deux pays. Les organisateurs espèrent que ces rencontres se multiplieront, afin de démocratiser l’accès aux innovations en matière de neurochirurgie fonctionnelle pour les patients algériens.
Ce type de coopération scientifique illustre également la volonté des établissements algériens de s’ouvrir davantage aux échanges internationaux dans le domaine de la santé, notamment pour les pathologies neurologiques complexes comme la maladie de Parkinson.
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