Dans la nuit de mardi à mercredi, un incident technique majeur survenu à Sidi Okba a privé seize wilayas d’alimentation électrique. Alors que la consommation nationale frôle des records historiques sous l’effet d’une chaleur extrême.
Une panne d’une ampleur rare a secoué le secteur énergétique national au milieu de la nuit de mardi à mercredi. Brutalement, seize wilayas de l’Est du pays ont subi une coupure totale de courant, plongeant des millions de foyers dans l’obscurité en pleine période de canicule.
Cet incident s’est produit dans un contexte climatique particulièrement difficile, marqué par des températures atteignant 49° C dans le Sud, une forte humidité et des incendies de forêt persistants dans le Nord. Ces conditions extrêmes pèsent lourdement sur la demande énergétique nationale, qui venait d’ailleurs d’établir un record historique de consommation le 13 juillet avec un pic à 21 378 mégawatts, illustrant cette quête collective d’un peu de fraîcheur.
Une panne électrique qui plonge une partie de l’Algérie dans le noir en pleine nuit : l’origine de l’incident et la réaction immédiate des autorités
C’est à Sidi Okba, une localité située dans la wilaya de Biskra, que la panne a pris naissance. Le climat local, caractérisé par une chaleur accablante et un taux d’humidité exceptionnellement élevé, a fini par endommager une infrastructure stratégique du réseau.
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Khelil Hadna, chargé de communication du ministère de l’Énergie, explique l’enchaînement des faits : « La vague de chaleur intense qui touche une grande partie du pays, conjuguée à une forte humidité, a provoqué un dysfonctionnement technique sur une importante installation électrique dans la région de Sidi Okba, dans la wilaya de Biskra. Ce dysfonctionnement a entraîné une série de fluctuations sur le réseau électrique, compte tenu de son interconnexion, affectant certaines parties de l’est algérien. »
Khelil Hadna tient toutefois à distinguer cet événement d’autres coupures isolées constatées sur le territoire national. Selon lui, ces dernières ne sont pas liées à l’avarie de Sidi Okba mais s’expliquent « plutôt à d’autres raisons locales dues à des températures très élevées, soulignant que la situation reste sous contrôle. »
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Face à la gravité de la situation à l’Est, les plus hautes autorités de l’État ont immédiatement réagi. Le Premier ministre Sifi Ghrieb, accompagné du ministre de l’Énergie Mourad Adjal et du conseiller présidentiel Kamel Sidi Saïd, s’est rendu au Centre national de contrôle du réseau de Gué de Constantine à Alger pour diriger la cellule de crise et coordonner les secours techniques.
Une mobilisation technique d’urgence pour stabiliser le réseau électrique national
Dès le début de l’alerte, les techniciens et ingénieurs de Sonelgaz ont engagé des manœuvres complexes pour isoler la panne et rééquilibrer le réseau électrique. Les équipes de terrain ont travaillé de manière ininterrompue pour rétablir progressivement l’alimentation des différentes wilayas touchées. Ces efforts soutenus ont permis un retour à la normale aux alentours de 4 heures du matin.
À cette heure, l’ensemble des foyers et des installations de l’Est du pays ont retrouvé une alimentation stable. Cette rapidité d’exécution a été saluée par le Premier ministre, qui a transmis aux équipes de Sonelgaz les félicitations du président de la République, rappelant que la résolution d’une telle panne nécessite généralement plusieurs jours dans d’autres pays.
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De son côté, le ministre de l’Énergie, Mourad Adjal, a insisté sur l’efficacité de l’outil de gestion national, fruit des investissements de modernisation menés ces dernières années. Il souligne que l’expertise locale est désormais en première ligne face à ces situations d’urgence : « Nous disposons aujourd’hui d’un centre mondial de gestion du réseau électrique fonctionnant avec des compétences algériennes à 100 %. » Cette autonomie technique s’avère décisive pour assurer la continuité du service public dans des conditions climatiques extrêmes.
La gestion de crise face à l’accélération des défis climatiques globaux
Cet incident démontre la vulnérabilité des infrastructures énergétiques face au réchauffement climatique et à la multiplication des phénomènes météorologiques intenses. La résolution rapide de cette panne confirme néanmoins la résilience du système de gestion algérien et la réactivité des équipes techniques.
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Alors que la saison estivale ne fait que commencer, le maintien de la stabilité du réseau électrique reste une priorité absolue. Les autorités et les opérateurs énergétiques maintiennent un niveau de vigilance maximal pour prévenir de nouvelles perturbations et garantir le confort ainsi que la sécurité des citoyens.
