Paiement électronique : voici comment fonctionneront les cartes « Cashless » destinées aux commerçants

Paiement électronique : voici comment fonctionneront les cartes « Cashless » destinées aux commerçants
Paiement électronique

L’Algérie poursuit sa transition vers une économie davantage tournée vers le paiement électronique. Les derniers chiffres communiqués par le ministre de la Poste et des Télécommunications, témoignent d’une progression soutenue de l’utilisation des moyens de paiement numériques, aussi bien par les citoyens que par les commerçants.

En l’espace d’un seul mois, les Algériens ont effectué plus de 8,8 millions d’achats en ligne, auxquels s’ajoutent plus d’un million de paiements réalisés via les terminaux de paiement électronique (TPE). Une évolution qui confirme le recul progressif des paiements en espèces au profit des solutions numériques.

Plus de 8,8 millions d’achats en ligne enregistrés en un mois

Répondant à une question écrite du député Rabah Djedou sur la disponibilité des liquidités chez les commerçants et la généralisation du paiement électronique, le ministre a indiqué que son département suit de près le développement de ces nouveaux moyens de paiement auprès des différents acteurs économiques, notamment les commerçants.

Selon le ministre, les statistiques du mois d’avril 2026 illustrent l’accélération de cette transformation. Durant cette période, plus de 8,8 millions d’opérations d’achat en ligne ont été enregistrées, en plus de plus d’un million de paiements effectués via les TPE.

Pour le responsable, cette dynamique traduit une adoption croissante des moyens de paiement modernes par les consommateurs et les opérateurs économiques, qui s’installent progressivement dans les habitudes commerciales quotidiennes.

Une stratégie nationale pour généraliser le paiement électronique

Afin d’accompagner cette transition, le ministère poursuit le déploiement de plusieurs dispositifs destinés à réduire le recours aux espèces. Parmi eux figure le service « Cashless », accompagné d’une carte de paiement exclusivement réservée aux commerçants. Celle-ci permet de réaliser des opérations dématérialisées, notamment les paiements électroniques et les transferts d’argent entre professionnels.

Le ministre a également précisé que les commerçants peuvent, lorsque cela est nécessaire, recourir à d’autres moyens de règlement, comme les chèques certifiés, les virements bancaires ou encore l’encaissement des chèques postaux via le système de compensation électronique reliant les services postaux au réseau bancaire.

Concernant les plafonds de retrait, le ministre a indiqué que son département les fixe selon plusieurs critères afin de garantir un équilibre entre les besoins des usagers et la bonne gestion des liquidités à l’échelle nationale. Il les évalue et les révise régulièrement pour les adapter à l’évolution des usages et aux besoins constatés sur le terrain.

Enfin, le ministre a réaffirmé que le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’un programme national de développement du paiement électronique, reposant sur plusieurs axes : l’extension du réseau des terminaux de paiement chez les commerçants, le renforcement de la sécurité et de la fiabilité des transactions, l’amélioration de l’interopérabilité entre les différents moyens de paiement, ainsi que des actions de sensibilisation et de formation destinées aussi bien aux commerçants qu’aux citoyens. L’objectif est d’ancrer durablement la culture du paiement électronique et d’accompagner la modernisation des services financiers en Algérie.