Paiement électronique : l’État accélère la fin du cash en Algérie avec ces mesures

Paiement électronique : l’État accélère la fin du cash en Algérie avec ces mesures
Paiement électronique Algérie

Dans une volonté claire de moderniser l’économie nationale, les autorités publiques poursuivent leurs efforts pour réduire l’usage de l’argent liquide et encourager les paiements électroniques. Une nouvelle instruction fiscale vient ainsi consolider ce cap, en introduisant des mesures incitatives indirectes destinées à faciliter l’adoption de ces outils par les citoyens et les commerçants.

Contrairement à d’autres dispositifs qui ciblent directement les consommateurs, l’approche adoptée repose ici sur un mécanisme indirect. Les banques commerciales et Algérie Poste jouent un rôle central dans cette stratégie. Elles prennent en charge les commissions liées aux transactions électroniques, ce qui allège les coûts pour les utilisateurs.

Un soutien indirect via les banques et Algérie Poste

En contrepartie, ces institutions bénéficient d’un avantage fiscal : une réduction de la base imposable de l’impôt sur les bénéfices des sociétés. Ce système vise à encourager ces acteurs à promouvoir activement les moyens de paiement électroniques, tout en rendant leur utilisation plus accessible.

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Selon une instruction émise par la Direction générale des impôts, datée du 4 mars 2026, cette mesure s’inscrit dans la continuité des dispositions introduites en 2025. L’objectif reste inchangé : réduire la dépendance au paiement en espèces et intégrer davantage les transactions dans les circuits bancaires officiels.

Le texte précise que ce dispositif, déjà en vigueur l’année précédente, est prolongé sans modification majeure. Il s’agit donc d’un prolongement logique d’une politique publique visant à accompagner progressivement la transformation numérique du système financier.

Une prolongation jusqu’à fin 2026

La principale nouveauté réside dans l’extension de la durée d’application de cette mesure. Initialement prévue pour une période limitée, elle est désormais prolongée jusqu’au 31 décembre 2026.

Cette décision traduit la volonté des pouvoirs publics de laisser le temps nécessaire à l’installation durable des paiements électroniques dans les habitudes quotidiennes. Elle permet également aux banques et à Algérie Poste de continuer à investir dans les infrastructures et les services liés à cette transition.

Un cadre réglementaire précis

Pour garantir une application uniforme, l’instruction renvoie à un arrêté publié en mars 2025. Celui-ci définit les modalités pratiques de la réduction fiscale ainsi que le plafond des commissions prises en charge.

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Les services fiscaux sont également invités à se conformer aux directives précédemment émises, notamment une instruction d’avril 2025. L’ensemble de ces textes vise à assurer une mise en œuvre cohérente et transparente du dispositif.

Vers une économie moins dépendante du liquide

À travers ces mesures, le gouvernement ambitionne de créer un environnement financier plus moderne et plus sécurisé. La réduction de la circulation de l’argent liquide en dehors des circuits officiels constitue un enjeu majeur, tant pour la transparence économique que pour la lutte contre l’informel.

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En favorisant les paiements électroniques, les autorités espèrent également améliorer la traçabilité des transactions et renforcer l’inclusion financière. Une étape supplémentaire vers une économie numérisée, en phase avec les standards internationaux.