Paiement des primes de rendement dans le secteur de l’éducation: les travailleurs de Béjaïa doivent patienter

Paiement des primes de rendement dans le secteur de l’éducation: les travailleurs de Béjaïa doivent patienter

Par 

Alors que les travailleurs d’autres wilayas ont perçu leurs primes de rendement, ceux de Béjaïa doivent encore attendre.

Les travailleurs de l’éducation de la wilaya de Béjaïa ne percevront leurs primes de rendement qu’au mois d’août. Le trésorier de la wilaya exige la présentation de la matrice, soit la liste réelle du personnel exerçant dans le secteur et refuse de payer sur la base de la liste nominative présentée par les services de la direction de l’éducation. Du coup, la prime de rendement ne sera versée qu’avant ou avec le salaire du mois d’août. C’est l’explication donnée par un directeur d’un collège interrogé sur «le rejet catégorique signifié» par le trésorier de la wilaya, comme la qualifiait dans sa déclaration de dénonciation le Satef, qui rappelle que «les travailleurs ont perçu leurs salaires et ainsi que la PRI du 1er trimestre à découvert depuis janvier. Mais pour cette fois-ci ce ne sera pas le cas. Le trésorier de la wilaya «a volontairement, bloqué plus de 19.000 travailleurs de leurs dus et cela, en dépit de l’existence d’un télégramme de son département ministériel l’autorisant à payer à découvert jusqu’au 2 juillet prochain», s’insurge notre interlocuteur qui soutient que «les services de la DE n’ont ménagé aucun effort pour être fin prêt et ont déposé cette PRI, il y a plus de 10 jours». Mais, regrette-t-il «le trésorier a décidé de bloquer jusqu’au dépôt des états matrices, sachant que ces états matrices prendront et causeront beaucoup de retard». Le Satef de Béjaïa ne peut rester indifférent face à cette situation et dénonce avec force «ce blocage délibéré» interpellant qui de droit «à mettre fin à ces difficultés que subissent les travailleurs de l’éducation de notre wilaya». Conséquemment, le Satef s’interroge «si les trésoriers des autres wilayas du pays travaillent sur la base d’une autre réglementation autre que celle de Béjaïa». Sinon, comment expliquer que les travailleurs de l’éducation de Sétif, de Tipasa, d’Alger, de Constantine… Pour ne citer que ceux-là, ont perçu leur PRI? «Que signifie ce rejet? s’insurge le Satef de Béjaïa qui promet de «riposter fortement pour sauvegarder ses acquis arrachés par de hautes luttes».