Ouverture de la session parlementaire d’automne Les députés sans conviction

Ouverture de la session parlementaire d’automne Les députés sans conviction
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Pour cette session, il s’agit notamment de la loi de finances complémentaire (LFC 2010), la prévention et la lutte contre la corruption, la cour des compteS etc.

La session parlementaire d’automne sera ouverte aujourd’hui. Les parlementaires reprendront leurs fonctions, sans beaucoup convaincre, ni impressionner les citoyens qu’ils devraient représenter.

Après un congé de plus d’un mois, les élus du peuple sont appelés, à nouveau, à lever les mains et donner leur autorisation procédurale à tout ce qui provient de l’exécutif. L’adoption des ordonnances présidentielles est la tâche première qui sera assignée aux députés.

Il est clair que ces mêmes ordonnances passeront comme une lettre à la poste. Hormis la poignée des élus de l’opposition, la majorité écrasante, représentant les partis au pouvoir, à savoir le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) ne se feront pas prier pour adopter tout ce qui leur sera soumis.

Avant qu’ils ne soient proposés à l’approbation des membres du Conseil de la nation. Pour cette session, il s’agit, notamment, de la loi de finances complémentaire (LFC 2010), la prévention et la lutte contre la corruption, la cour des compte etc. Les députés, comme seul moyen de contrôle de l’activité gouvernementale, auront à s’adonner, comme à l’accoutumée, à des questions aux ministres. Des questions, dont les réponses ont été souvent évitées ou reportées, des fois sine die.

Il est même à affirmer que les élus du peule n’existent, aux yeux des citoyens, que grâce à la retransmission en direct que consacre la télévision nationale à une partie des travaux de l’Assemblée. Il n’en demeure pas moins, que le Parlement a fini par «décevoir» et ne représenter, aux yeux des électeurs, «qu’un instrument d’ascension sociale». Ce que l’on ne cesse d’ailleurs de reprocher, notamment, à la chambre basse.

Et pour cause, cette dernière subit depuis le début de la mandature actuelle les pires offenses, remettant en cause sa crédibilité et faisant de la revendication de sa dissolution une demande pressante, pour certains.

Que des échecs…

Cette requête est d’ailleurs justifiée, par le rôle de plus en plus insignifiant joué par le Parlement, devenue, plutôt, une chambre d’enregistrement. Au recours aux ordonnances et manque d’initiatives et d’implication dans la vie publique et politique, le discrédit frappe cette auguste institution devenue

obsolète par la force des choses. En fait, les deux initiatives enclenchées par les députés et qui auraient pu amortir, un tant soit peu, la chute libre de l’APN, à savoir la demande de création d’une commission d’enquête sur la corruption et la proposition de loi incriminant le colonialisme français restent toujours bloquées.

Il est à rappeler que cette proposition de loi a été initiée par un député FLN et soutenue par plus de 150 députés. N’empêche qu’elle continue toujours de dormir dans les tiroirs du bureau de l’APN. Idem pour la commission d’enquête sur la corruption, qui, malgré son utilité évidente et la large médiatisation dont elle a bénéficié reste prisonnière de l’hémicycle Zighoud Youcef.

Avec des salaires de plus de 30 millions de centimes, un rendement faible, un absentéisme record et un échec cuisant aux rares fois où des députés ont tenté de se mettre au devant de l’actualité nationale, l’APN a fini par ne plus inspirer confiance aux citoyens. La responsabilité incombe essentiellement aux députés, eux- mêmes, dont la majorité ont fait preuve d’allégeance et de passivité.

D’ailleurs, rien ne laisse croire que ces élus du peuple sont préoccupés par le bilan de leur mandat et des comptes à rendre à leurs concitoyens.

Par Aomar F.