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Oued Smar : le monde arabe veut dupliquer le modèle écologique algérien

Oued Smar : le monde arabe veut dupliquer le modèle écologique algérien
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L’Algérie vient de décrocher une distinction qui dépasse largement ses frontières. Jeudi, lors de la 37e session du Conseil des ministres arabes de l’Environnement, une résolution a été adoptée pour saluer la métamorphose de l’ancienne décharge d’Oued Smar.

Le texte va plus loin : il invite les pays de la région à s’inspirer de cette démarche et à la reproduire chez eux. Une consécration pour un site longtemps considéré comme une plaie urbaine à l’est d’Alger.

C’est la ministre de l’Environnement et de la Qualité de vie, Kaouther Krikou, qui a défendu le dossier devant ses homologues. Elle a présenté le chantier comme un cas d’école, où la remise en état d’un terrain abîmé se conjugue avec la protection de l’environnement et le bien-être des riverains.

La réhabilitation d’Oued Smar reconnue comme une expertise transférable

La résolution arabe ne se contente pas de féliciter. Elle qualifie la démarche algérienne d’expertise exportable, susceptible d’être reprise par d’autres capitales confrontées aux mêmes casse-têtes. Le ministère de l’Environnement y voit la validation d’un savoir-faire en matière de réhabilitation des sites dégradés.

Derrière cette reconnaissance se joue aussi une question de méthode. Réinsérer un ancien dépotoir dans le tissu urbain suppose une ingénierie complexe : stabilisation des sols, captage des émanations, drainage, puis végétalisation. Autant d’étapes que les équipes algériennes ont dû mener sur un terrain saturé par des décennies d’enfouissement anarchique.

Pour les rédacteurs du communiqué, cette décision alimente directement la coopération régionale et sert les objectifs de développement durable. Une dynamique qui rappelle d’autres initiatives nationales, à l’image de ce projet industriel de valorisation des déchets chiffré à 4,4 milliards d’euros qui doit convertir les ordures en électricité.

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Ecopark d’Oued Smar : 45 hectares arrachés aux ordures

Le site s’étire aujourd’hui sur 45 hectares d’espaces verts, rebaptisés Ecopark. Allées, plantations, zones de détente : rien ne laisse deviner que ce périmètre fut, des années durant, l’un des points noirs écologiques de la capitale. Les habitants des quartiers voisins subissaient des odeurs, des fumées et la prolifération d’insectes.

Fermer une décharge ne suffisait pas. Il fallait lui inventer une seconde vie et c’est précisément ce basculement, du passif environnemental vers l’équipement public, qui intéresse désormais les partenaires arabes de l’Algérie.

Ce chantier s’inscrit dans un mouvement plus large. Les pouvoirs publics multiplient les interventions sur les milieux fragilisés, qu’il s’agisse de traiter les eaux usées avant leur rejet dans l’oued Mazafran ou de valoriser les résidus industriels.

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Le modèle algérien s’inscrit dans une série de succès environnementaux

La résolution adoptée jeudi n’arrive pas isolément. Ces derniers mois, plusieurs dossiers algériens ont attiré l’attention au-delà des frontières nationales. En juin, le Parc national de Théniet El Had a par exemple rejoint le réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO, une première pour ce massif de Tissemsilt.

D’autres expériences circulent déjà comme des références. Les récifs artificiels immergés dans la baie de Bousfer, fruit d’une coopération avec l’Agence japonaise JICA, ont redonné vie à des fonds marins épuisés et devraient être étendus à d’autres wilayas côtières. Même logique du côté du littoral, où les rejets de saumure des stations de dessalement sont étudiés comme une matière première plutôt que comme un déchet.

Une vitrine pour la diplomatie environnementale de l’Algérie

Au plan diplomatique, l’adoption de cette résolution offre à Alger un argument solide. Le pays ne se contente plus de participer aux réunions régionales, il y apporte des réalisations tangibles. L’expérience algérienne devient ainsi un outil d’influence dans les enceintes arabes consacrées au climat et à la gestion des ressources.

Reste la question de la suite. Plusieurs décharges sauvages continuent de ceinturer les grandes agglomérations du pays. Transformer chacune d’elles en espace vert exigerait des financements lourds et une coordination étroite entre communes, wilayas et services techniques.

Mais le précédent existe désormais, documenté et validé par une instance régionale. À Oued Smar, la démonstration a été faite qu’un terrain jugé perdu pouvait redevenir un lieu de vie. C’est sans doute le message le plus fort retenu par les ministres réunis cette semaine.

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AH

Amel Hamana

Journaliste – Actualité nationale et société

Amel Hamana couvre l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers pour Algerie360.

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