L’Assemblée populaire nationale a adopté ce lundi le texte modifiant et complétant la Loi n° 84‑09 relative à l’organisation territoriale de l’Algérie, portant sur l’organisation territoriale du pays.
La séance plénière a été présidée par Ibrahim Boughali, en présence du ministre de l’Intérieur, Said Sayoud, ainsi que de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali.
Cette adoption prévoit la promotion de 11 circonscriptions administratives au rang de wilayas à part entière, portant ainsi le nombre total de wilayas en Algérie à 69.
Les circonscriptions administratives concernées par cette promotion sont : Aflou, Barika, El Kantara, Bir El Ater, El Aricha, Ksar Chellala, Aïn Oussera, Messaad, Ksar El Boukhari, Bou Saâda et El Abiodh Sidi Cheikh.
Selon le ministre de l’Intérieur, cette réforme constitue une nouvelle étape dans le processus de réforme institutionnelle et de renforcement de la décentralisation.
Un plan pour le transfert progressif des compétences
Lors d’une précédente réunion avec la commission des affaires juridiques et administratives, Said Sayoud a indiqué que le gouvernement mettra en place un plan global, organisationnel, humain et financier, pour accompagner la promotion de ces circonscriptions et garantir une transition efficace.
Le ministre a précisé que le transfert des compétences sera progressif, sous la supervision des walis des wilayas d’origine, afin d’éviter toute perturbation de la continuité des services publics.
Les nouvelles wilayas devraient officiellement commencer à exercer leurs prérogatives à partir du 1er janvier 2027, une fois les conditions organisationnelles réunies.
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Réduction des disparités régionales
Le gouvernement justifie cette décision par plusieurs facteurs, notamment la promotion de la décentralisation, le rapprochement des centres de décision des citoyens, ainsi que les réalités démographiques, géographiques et économiques de certaines régions.
Cette réforme s’inscrit également dans la stratégie de l’État visant à réorganiser le territoire national, réduire les disparités de développement entre les régions et améliorer la qualité des services publics.
Dans ce cadre, l’État mobilisera des ressources humaines qualifiées pour permettre aux nouvelles wilayas de planifier et de mettre en œuvre leurs programmes de développement.
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Un cadre juridique déjà prêt
Le ministre a également assuré que les textes d’application nécessaires sont déjà prêts, notamment ceux concernant les circonscriptions électorales, la dénomination des wilayas, leurs walis ainsi que l’organisation des communes et leurs limites territoriales.
De son côté, le rapporteur de la commission des affaires juridiques, Toufik Ben Salem, a souligné que l’organisation territoriale constitue un choix souverain et un pilier fondamental pour la construction d’un État moderne et équilibré, capable de répondre aux attentes des citoyens.
Il convient de rappeler que conformément à l’article 144 de la Constitution, le Conseil de la Nation examine d’abord les projets de loi relatifs à l’organisation territoriale et au découpage administratif, puis les transmet à l’Assemblée populaire nationale pour débat et adoption.
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