Le paysage pétrolier mondial connaît un tournant majeur. Dans la foulée du retrait officiel des Émirats arabes unis de l’OPEP et de l’alliance OPEP+, les pays membres restants resserrent les rangs pour stabiliser le marché. C’est dans ce cadre que l’Algérie a obtenu une révision à la hausse de son quota de production.
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a participé ce dimanche par visioconférence à une réunion de coordination importante. Ce sommet a réuni les sept pays piliers de la « Déclaration de Coopération » : l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie.
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Une augmentation de 6 000 barils par jour pour l’Algérie
Résultat tangible de cette concertation : une augmentation de la part de l’Algérie à hauteur de 6 000 barils supplémentaires par jour. Cette décision s’inscrit dans le cadre des ajustements volontaires de production décidés collectivement pour répondre à l’évolution de la demande mondiale.
Les ministres présents ont procédé à une évaluation approfondie des perspectives du marché. Malgré un ralentissement récent attribué à des facteurs saisonniers, les indicateurs pointent vers une reprise graduelle de la demande. La solidité des fondamentaux économiques laisse présager une amélioration de la consommation de brut à court terme.
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L’Algérie réaffirme sa fidélité à l’OPEP
Alors que les Émirats arabes unis ont officiellement quitté l’organisation ce 1er mai 2026 pour suivre leur propre stratégie énergétique, l’Algérie a tenu à clarifier sa position. Le ministère des Hydrocarbures a réitéré l’attachement indéfectible du pays à l’OPEP et à l’OPEP+, les qualifiant de « piliers essentiels de la stabilité mondiale ».
Cette réunion se veut un message de cohésion et de proactivité. L’objectif reste inchangé : assurer l’équilibre entre l’offre et la demande tout en garantissant la stabilité des prix pour les pays producteurs et consommateurs.
Interrogé sur le départ de l’allié émirati, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a qualifié l’événement de « non-événement ». Le chef de l’État a souligné que l’architecture de l’organisation reste solide, réaffirmant que l’Arabie saoudite demeure le pivot central et le garant de l’efficacité de l’OPEP.
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