OPEP, Mali, Pape Léon XIV : Ce qu’il faut retenir des déclarations de Tebboune

OPEP, Mali, Pape Léon XIV : Ce qu’il faut retenir des déclarations de Tebboune
Président de la République

Lors d’un entretien accordé à la presse nationale hier soir, le chef de l’État a balayé l’actualité internationale et régionale. De la visite historique du pape Léon XIV aux tensions au Sahel, en passant par les alliances énergétiques et stratégiques, le Président a réaffirmé la doctrine diplomatique d’une Algérie « pivot », ouverte mais souveraine.

Visite du pape Léon XIV en Algérie : ce qu’il faut retenir du tournant historique

Le premier sujet abordé a été la récente visite du pape Léon XIV, un événement que le président qualifie de tournant symbolique majeur. Pour lui, ce séjour a permis de briser les stéréotypes et les « malentendus entretenus depuis des décennies » sur l’identité algérienne.

En accueillant le souverain pontife, l’Algérie s’est réaffirmée comme un pays méditerranéen, terre de tolérance où les fidèles de toutes confessions cohabitent sans persécution.

Le président a particulièrement insisté sur la portée historique des propos du pape, qui ont « mis fin au mensonge » de l’ex-colonisateur présentant l’Algérie comme une création française.

En citant saint Augustin, le souverain pontife a reconnu des racines bien antérieures à la période coloniale. Sur le plan diplomatique, cette visite se concrétisera par l’ouverture prochaine d’une ambassade du Vatican en Algérie. Quant aux rumeurs de messages secrets, le chef de l’État les a balayées, qualifiant le pape d’homme « au-dessus de ces petites besognes ».

Crise au Mali : Tebboune clarifie la position algérienne

Le dossier du Mali a été abordé avec une amertume assumée. Le président a rappelé qu’il avait anticipé la dégradation actuelle dès 2022 : « Ce n’était pas une prophétie, mais on savait que les choses allaient se gâter ».

Défendant les Accords d’Alger de 2015, il a rejeté toute accusation d’ingérence, rappelant que ce texte est avant tout un « fait malien ».

L’analyse du chef de l’État distingue toutefois les hommes au pouvoir. S’il épargne Assimi Goïta, affirmant que ce dernier « n’a jamais insulté l’Algérie », il pointe du doigt un entourage hostile responsable, selon lui, d’avoir mené le Mali « vers le précipice ».

Malgré la rupture des canaux officiels, le président n’exclut pas une reprise des contacts si Bamako en exprime le besoin, tout en citant le Niger comme l’exemple actuel d’une coopération africaine réussie.

Sahara Occidental et Palestine : l’Algérie réaffirme ses positions à l’ONU

Sur les questions de décolonisation, la position algérienne reste immuable. Le président a réitéré le soutien de l’Algérie au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et la centralité de la cause palestinienne dans la diplomatie nationale.

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Ces dossiers, ainsi que les relations avec les États-Unis, s’inscrivent dans une volonté de dialogue avec les grandes puissances, sans pour autant renoncer aux principes fondamentaux de l’État.

OPEP et Émirats : Une souveraineté énergétique affirmée

Interrogé sur le retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP, le président a pris acte de cette décision tout en soulignant l’importance de maintenir la cohésion au sein des organisations internationales pour la stabilité des marchés.

Ce volet illustre, selon lui, la nécessité pour l’Algérie de naviguer avec pragmatisme dans un paysage énergétique mondial en pleine mutation.

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