On parle du come-back de Lazhar Bounafaâ Mohamed Khebbache, le P-DG de l’AADL, remercié

On parle du come-back de Lazhar Bounafaâ Mohamed Khebbache, le P-DG de l’AADL, remercié

24737.jpgLe directeur général de l’Agence pour l’aide au logement locatif (AADL) Mohamed Khebbache, est sur le point de quitter son poste, selon une source proche du dossier.

Il lui est notamment reproché de n’avoir pas été à la hauteur des objectifs assignés à l’AADL, qui accuse un énorme retard dans la réalisation des programmes de logements locatifs.

Il est également reproché à Khebbache, ajoutent les mêmes sources, des attributions de logements AADL à des personnes qui n’y avaient pas droit, compte tenu au niveau_ de leurs revenus mensuels.

Avec le retour de Abdelmadjid Tebboune au ministère de l’Habitat, il était clair que les jours de Khebbache étaient comptés. Pour le remplacer, on parle de Lazhar Bounafaâ dont le passage à la tête de l’AADL, de l’avis de tous, a fait ses preuves.

C’est ce dernier qui a lancé le programme en 2000, et c’est encore lui, lorsqu’il a constaté le retard pris dans l’opération de viabilisation des sites, qui a décidé de prendre au compte de l’AADL le financement de cette opération estimé à 8 milliards de dinars, soit une moyenne de 150 000 DA par logement.

Confiée jusque-là à d’autres structures, la viabilisation (VRD) des sites des 55 000 logements faisant partie du programme location- vente a été confiée officiellement à l’AADL, qui est le maître d’ouvrage délégué pour la réalisation.

Mais en 2003, il a fallu une simple instruction venue «d’en haut», apparemment sans le moindre motif, pour qu’il soit mis fin aux fonctions de Bounafaâ. Son intransigeance vis-à-vis des entreprises chinoises et égyptiennes, auxquelles il a imposé le système de travail de trois équipes (3×8) lui a valu le courroux de certains décideurs, qui l’ont remercié à leur façon.

Au cours d’une réunion avec les patrons d’entreprises réalisatrices, furieux contre les contre-performances de la société brésilienne Casaforma, Bounafaâ avait refusé de donner la parole au premier responsable de cette dernière en lui lançant : «Je vous interdis de parler.

C’est par respect à l’assistance, sinon je vous aurais renvoyé de la salle.» Le jour du lancement de l’opération, Bounafaâ avait déclaré à propos de la formule locationvente : «C’est le dernier atout que détient l’État pour se racheter devant le peuple.»

VERS LA RECONSTITUTION DU DUO TEBBOUNE-BOUNAFÂA

Ce serait donc un juste retour des choses avec le duo Tebboune- Bounafaâ, comme lors du premier mandat du président Bouteflika. La semaine dernière, le ministre a annoncé la relance des programmes de logements location-vente de l’AADL, «une formule qui a marché» selon ses termes sous la même forme, mais avec une révision à la hausse des prix, puisqu’ils avoisineraient, diton, les 4 millions de DA.

Pour faire face au problème du manque d’assiettes foncières, Tebboune a rappelé que les walis ont été mobilisés pour recenser les terrains appropriés à la construction des logements AADL.

Il a précisé que quelque 150 000 logements AADL seront lancés avant la fin de l’année. Le choix des entreprises chargées de la réalisation de ces programmes est en cours. Des entreprises françaises, espagnoles et portugaises sont pressenties pour réaliser cet objectif. La wilaya d’Alger s’est taillée la part du lion, avec 25 400 logements attribués depuis le lancement du programme AADL en 2001.

Mahmoud Tadjer