Novo Nordisk Algérie lance « InsuliNN Web Series » pour renforcer la prise en charge du diabète

Novo Nordisk Algérie lance « InsuliNN Web Series » pour renforcer la prise en charge du diabète
Novo Nordisk lance sa série de webinaires « InsuliNN Web Series » en Algérie.

Novo Nordisk Algérie a officiellement lancé, le 7 mai dernier à Alger, « InsuliNN Web Series », une série de webinaires scientifiques pensée pour les professionnels de santé algériens. À travers cette initiative, le laboratoire pharmaceutique entend créer un espace d’échange autour des avancées de l’insulinothérapie et des nouveaux enjeux liés à la prise en charge du diabète en Algérie.

Cette web-série s’inscrit dans une stratégie de formation médicale continue et de diffusion des connaissances scientifiques à l’échelle nationale. Le programme prévoit trois rendez-vous majeurs, programmés les 6 mai, 10 juin et 24 juin 2026.

Chaque session abordera des problématiques actuelles de la diabétologie avec une approche clinique et pragmatique. Les thèmes retenus portent notamment sur l’évolution de l’insulinothérapie en 2026, l’intensification du traitement du diabète de type 2 ainsi que le rôle du profiling dans l’adaptation thérapeutique des patients.

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Plus d’un siècle d’innovation dans l’insulinothérapie

À travers ce projet, Novo Nordisk Algérie remet en lumière plus de cent années de recherche et développement (R&D) dans le domaine du diabète. Depuis la découverte de la première insuline en 1923 jusqu’aux insulines modernes (IM) et de nouvelle génération (NGI), le groupe revendique un rôle pionnier dans l’évolution des traitements destinés aux patients diabétiques.

Le directeur général de Novo Nordisk Algérie, Amine Dahaoui, a souligné l’importance de cette démarche dans le contexte algérien.

« À travers l’InsuliNN Web Series, nous rapprochons la science et le partage d’expériences des professionnels de la santé à travers toute l’Algérie. L’amélioration de la prise en charge du diabète repose notamment sur l’apprentissage continu, des partenariats solides et une attention constante portée au patient », a-t-il déclaré.

Le responsable a également rappelé que cette initiative traduit la volonté du groupe de « conduire le changement pour vaincre les maladies chroniques graves », en s’appuyant sur un siècle d’expertise en insulinothérapie.

Un premier épisode centré sur l’héritage scientifique et l’avenir du secteur

Le premier épisode, baptisé « Héritages & évolutions », sera diffusé sur une plateforme réservée aux professionnels de santé. Les échanges se sont articulés autour de trois axes majeurs :

  • L’expertise centenaire de Novo Nordisk dans la R&D des insulines et son rĂ´le pionnier dans le dĂ©veloppement des insulines modernes et de nouvelle gĂ©nĂ©ration ;
  • L’hĂ©ritage des insulines Novo Nordisk en AlgĂ©rie, ainsi que leur contribution historique et actuelle Ă  l’amĂ©lioration de la prise en charge des patients diabĂ©tiques algĂ©riens ;
  • La vision future de Novo Nordisk AlgĂ©rie, notamment en matière de production locale d’insuline, de transfert de technologies et de partenariat industriel stratĂ©gique avec le Groupe SAIDAL, au service d’un accès durable Ă  des thĂ©rapies innovantes.

Ce premier Ă©pisode s’est tenu en prĂ©sence de Dr Amine Dahaoui, Directeur GĂ©nĂ©ral de Novo Nordisk AlgĂ©rie, et a rĂ©uni des figures scientifiques et institutionnelles de premier plan, Ă  savoir : le Professeur Mourad Belkhelfa, prĂ©sident Directeur GĂ©nĂ©ral du Groupe SAIDAL ; le Professeur Nassim Nouri, prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© AlgĂ©rienne de DiabĂ©tologie ; la Professeur Soumeya Fedala, prĂ©sidente de la SociĂ©tĂ© AlgĂ©rienne d’Endocrinologie et des Maladies MĂ©taboliques ; le Docteur Diaeddine Bouab, prĂ©sident de l’Association Nationale des DiabĂ©tologues‑Endocrinologues LibĂ©raux ; ainsi que le Professeur Rachid Malek, reprĂ©sentant de l’AlgĂ©rie auprès de la FĂ©dĂ©ration Internationale du Diabète (FID).

Production locale d’insuline et souveraineté sanitaire : l’Algérie au cœur des ambitions de Novo Nordisk

Au-delà du volet scientifique, Novo Nordisk Algérie met également en avant une vision industrielle tournée vers la souveraineté sanitaire. Le laboratoire évoque notamment le développement de la production locale d’insuline, le transfert de technologies et le renforcement du partenariat stratégique avec le Groupe SAIDAL.

Cette orientation vise à garantir un accès durable aux traitements innovants pour les patients algériens, dans un contexte où les questions d’autonomie pharmaceutique occupent désormais une place centrale dans les politiques de santé.

Avec « InsuliNN Web Series », Novo Nordisk Algérie cherche ainsi à consolider un écosystème médical fondé sur l’innovation, la formation continue et la coopération entre industriels, institutions et professionnels de santé.

Entre avancées médicales et défis structurels : le regard du Dr Bouab Diaeddine

Répondant aux questions d’Algérie360 en marge du lancement de « InsuliNN Web Series », Dr Bouab Diaeddine, président de l’Association Nationale des Diabétologues-Endocrinologues Libéraux (ANDEL), a salué le rôle historique de Novo Nordisk Algérie dans la prise en charge du diabète en Algérie.

Le spécialiste rappelle que le laboratoire accompagne le pays depuis plusieurs décennies, y compris durant les périodes les plus difficiles. Selon lui, cette présence continue a permis d’assurer non seulement la disponibilité des traitements, mais également l’accès des patients algériens aux innovations thérapeutiques les plus récentes.

« Chaque nouvelle génération d’insuline mise à disposition en Algérie permet aux patients algériens de bénéficier des mêmes standards de prise en charge que dans les pays les plus avancés », explique-t-il.

Le président de l’ANDEL souligne également l’importance du remboursement des traitements par les autorités algériennes. Cette politique a, selon lui, offert aux médecins la possibilité de prescrire les insulines les plus performantes afin de mieux équilibrer la maladie et de réduire les complications.

Dr Bouab Diaeddine, président de l’Association Nationale des Diabétologues-Endocrinologues Libéraux (ANDEL).

Près de 4 millions de diabétiques en Algérie

Le Dr Bouab Diaeddine rappelle que le diabète représente aujourd’hui un véritable défi de santé publique en Algérie, avec près de 4 millions de patients concernés.

Il insiste sur le poids humain et économique de cette pathologie, qu’il qualifie de particulièrement lourde en matière de complications. Le diabète constitue notamment l’une des principales causes d’amputation, d’insuffisance rénale conduisant à la dialyse et de mortalité prématurée avant l’âge de 60 ans.

Selon lui, les dépenses liées au diabète et à ses complications occupent une part importante des remboursements de la sécurité sociale.

Le spécialiste estime que l’apport de Novo Nordisk offre un confort aussi bien au médecin prescripteur qu’au patient, notamment grâce à l’accès continu aux innovations thérapeutiques et à l’actualisation régulière des données scientifiques internationales mises à disposition des praticiens algériens.

« Le médecin reste un éternel étudiant. Il doit continuellement actualiser ses connaissances pour permettre aux patients algériens d’être traités selon les mêmes standards que leurs homologues à l’international », affirme-t-il.

« Les ruptures de traitement provoquent un stress majeur »

Interrogé sur les difficultés structurelles qui persistent dans la prise en charge des patients diabétiques en Algérie, le président de l’ANDEL place la disponibilité des traitements au premier rang des préoccupations.

Selon lui, les ruptures de médicaments créent des situations particulièrement complexes pour les médecins comme pour les patients.

« Lorsqu’il y a une rupture, nous devons parfois imposer un changement de molécule non souhaité. Cela entraîne du stress, un relâchement dans le suivi et des difficultés d’adaptation », explique-t-il.

Pour le spécialiste, trois éléments restent essentiels dans la gestion du diabète en Algérie : la disponibilité des traitements, leur remboursement ainsi que l’accompagnement scientifique et médical des praticiens.

Diagnostic du diabète : « L’Algérie n’a plus un problème de dépistage »

Le Dr Bouab Diaeddine estime toutefois que le diagnostic tardif du diabète ne constitue plus aujourd’hui une problématique majeure en Algérie.

Il attribue cette évolution à la démocratisation des analyses médicales, à la généralisation du dosage de la glycémie dans les consultations médicales ainsi qu’à la disponibilité des dispositifs de contrôle glycémique.

« Le diagnostic tardif n’est plus acceptable aujourd’hui en Algérie. Le pays dispose désormais des outils nécessaires pour détecter rapidement la maladie », affirme-t-il.

Le spécialiste considère que l’Algérie affiche désormais des standards de diagnostic et d’accès aux traitements comparables à ceux observés dans plusieurs pays développés. En revanche, il pointe un retard concernant les dispositifs d’autosurveillance continue du glucose.

Les patchs de surveillance du glucose encore peu accessibles

Le président de l’ANDEL évoque particulièrement le cas des enfants atteints de diabète de type 1.

Selon lui, les patchs d’autosurveillance continue du glucose restent insuffisamment accessibles, alors qu’ils représentent un outil essentiel pour améliorer le quotidien des jeunes patients et de leurs familles.

Il plaide ainsi pour un remboursement de ces dispositifs, au moins pour les enfants de moins de 16 ans atteints de diabète de type 1.

Le spécialiste alerte également sur l’augmentation préoccupante de cette forme de diabète chez les enfants et adolescents. Il rappelle que l’Algérie figure parmi les pays affichant les taux de prévalence les plus élevés au monde pour le diabète de type 1 pédiatrique.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette progression, notamment des éléments environnementaux, la pollution ou encore le stress, même si aucune explication scientifique définitive ne fait encore consensus à l’échelle internationale.

Vers une sécurité insulinique en Algérie

En conclusion, le Dr Bouab Diaeddine a saluĂ© le partenariat stratĂ©gique entre le Groupe SAIDAL fleuron de l’industrie pharmaceutique algĂ©rienne, et Novo Nordisk AlgĂ©rie, qu’il considère comme une avancĂ©e majeure pour la souverainetĂ© sanitaire du pays.

Selon lui, cette coopération permettra de renforcer durablement la disponibilité des traitements innovants destinés aux patients algériens grâce au transfert de technologies et au développement de la production locale.

« Ce partenariat contribuera à assurer une véritable sécurité médicamenteuse et insulinique en Algérie », conclut-il.

Novo Nordisk, un géant mondial engagé contre les maladies chroniques

Fondée en 1923 au Danemark, Novo Nordisk figure aujourd’hui parmi les leaders mondiaux des soins de santé spécialisés dans les maladies chroniques graves, notamment le diabète, l’obésité et les pathologies endocriniennes.

Le groupe s’appuie sur plus d’un siècle de recherche et d’innovation en insulinothérapie pour développer des traitements destinés à améliorer la qualité de vie des patients à travers le monde. L’entreprise concentre également ses efforts sur l’élargissement de l’accès aux médicaments et sur la prévention des maladies chroniques.

Présent dans près de 170 pays, Novo Nordisk emploie environ 68 800 collaborateurs répartis dans 80 pays. Le laboratoire poursuit une stratégie fondée sur l’innovation scientifique, les partenariats internationaux et le développement de solutions thérapeutiques de nouvelle génération.

Novo Nordisk Algérie, un partenaire historique du secteur de la santé

Présent dans notre pays depuis plus de trente ans, Novo Nordisk Algérie s’est progressivement imposé comme un acteur majeur de l’écosystème pharmaceutique et médical national.

À travers sa filiale locale, le groupe a développé une stratégie reposant sur l’investissement industriel, l’innovation thérapeutique et la coopération avec les institutions sanitaires algériennes.

Cette présence s’est notamment concrétisée par le lancement de la production locale de traitements contre le diabète, avec une première implantation industrielle à Tizi Ouzou en 2008, puis un second site à Blida depuis 2023. Ces infrastructures contribuent au renforcement des capacités nationales de production pharmaceutique et à la sécurisation de l’accès aux traitements.

Novo Nordisk Algérie poursuit également l’introduction de thérapies innovantes destinées aux patients algériens, tout en multipliant les partenariats avec les autorités publiques, les sociétés savantes, les professionnels de santé et les associations de patients.

Sous la direction du Dr Amine Dahaoui, la filiale algérienne affirme sa volonté de renforcer durablement la qualité de la prise en charge du diabète et des maladies chroniques, tout en accompagnant le développement des compétences locales.

Qui est le Dr Amine Dahaoui, directeur général de Novo Nordisk Algérie ?

Médecin spécialisé en endocrinologie et diabétologie, le Dr Amine Dahaoui est diplômé de Université Aboubakr Belkaid de Tlemcen ainsi que de Université Ahmed Ben Bella d’Oran.

Après plusieurs années de pratique clinique, il rejoint Novo Nordisk, où il construit un parcours international marqué par des responsabilités médicales et stratégiques de haut niveau.

Au sein du groupe, il occupe notamment le poste de Clinical Medical and Regulatory Senior Director pour l’Afrique du Nord avant de devenir directeur médical pour la région Afrique.

Son parcours se poursuit ensuite en Corée du Sud, où il exerce comme directeur médical clinique et réglementaire. Il y accompagne plusieurs projets liés à l’innovation médicale et à l’excellence clinique dans un environnement sanitaire particulièrement avancé.

Le Dr Dahaoui accède par la suite au poste de Senior Medical Director pour la région Asie-Pacifique, avec la supervision de la stratégie médicale du groupe dans plusieurs pays asiatiques.

Cette expérience internationale lui permet aujourd’hui de combiner expertise scientifique, vision stratégique et maîtrise des enjeux liés aux systèmes de santé multiculturels.

À la tête de Novo Nordisk Algérie, il ambitionne désormais d’accompagner la transformation de la filiale algérienne à travers le développement industriel, l’innovation thérapeutique et le renforcement de l’accès aux traitements pour les patients algériens.