Nouvelle carte grise électronique : ce qui bloque vraiment sur le terrain selon Zebdi

Nouvelle carte grise électronique : ce qui bloque vraiment sur le terrain selon Zebdi
Carte grise

Annoncée comme une étape clé pour simplifier les démarches administratives, la nouvelle carte grise électronique pour les véhicules connaît des débuts contrastés. Dans une mise au point partagée sur Facebook, Mustapha Zebdi, président de l’APOCE, salue cette avancée tout en pointant les difficultés qui ralentissent sa mise en place.

L’ambition du projet est de transformer la gestion des services publics en Algérie. En misant sur la dématérialisation, l’objectif est d’alléger les procédures et de rendre l’administration plus transparente. C’est un changement structurel qui vise avant tout à faire gagner du temps aux usagers et à moderniser le quotidien des bureaux.

Carte grise électronique : Une « révolution » contre la bureaucratie

Pour Mustapha Zebdi, président de l’Organisation de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE), ce projet dépasse la simple mise à jour technique. Il s’agit d’une « révolution numérique et organisationnelle » capable de redéfinir la relation entre le citoyen et l’administration sur des bases de transparence et d’efficacité, tout en portant un coup d’arrêt à la bureaucratie qui sclérose les services publics.

Cependant, malgré son importance stratégique, ce processus de réforme n’est pas un long fleuve tranquille. Zebdi observe ce qu’il qualifie de « résistance au niveau de la base administrative ». Selon lui, cette inertie ne se contente pas de ralentir la cadence du changement, mais se traduit parfois par des pratiques entravant le bon fonctionnement du service.

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Les témoignages d’usagers s’accumulent depuis le lancement du projet. Une fois sur place, la réalité est souvent bien loin des promesses de fluidité numérique. Parmi les obstacles pointés par le président de l’APOCE, on retrouve ces scènes devenues presque banales :

  • Le blocage technique comme réponse systématique : De nombreux citoyens se heurtent au fameux « revenez demain, il n’y a pas de réseau ». Ces pannes, réelles ou invoquées, paralysent les guichets et transforment une simple démarche en un véritable parcours du combattant.
  • L’absence des interlocuteurs : Il arrive aussi que le projet bute sur le facteur humain, avec des agents chargés du dossier absents de leur poste, laissant les usagers sans solution immédiate.
  • Une attente qui s’éternise : Au lieu de la rapidité promise par l’électronique, la délivrance du document reste marquée par des lenteurs administratives, loin de l’efficacité attendue d’une réforme de cette ampleur.

Réussir la transition numérique : Un combat contre l’inertie bureaucratique

Ces dysfonctionnements génèrent un mécontentement croissant chez les usagers, ce qui pourrait, à terme, éroder la confiance des citoyens envers l’ensemble du processus de numérisation nationale.

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Malgré ce tableau contrasté, Mustapha Zebdi réaffirme le soutien total de son organisation à ce projet ambitieux. Il souligne que l’APOCE continuera d’accompagner les autorités publiques pour garantir sa réussite, au regard des perspectives prometteuses qu’il offre : lutte contre les dépassements, renforcement de la transparence et allègement du fardeau administratif.

En conclusion, le président de l’APOCE martèle que la réussite de ce pari ne peut reposer uniquement sur les intentions. Elle exige une implication réelle de tous les acteurs concernés et une volonté institutionnelle ferme pour briser les verrous bureaucratiques et les intérêts restreints qui s’opposent à l’esprit de changement.