Nouvelle aérogare de l’aéroport international d’Alger : Admirer avant de prendre son envol !

jeudi 13 juin 2019 à 9:32
Source de l'article : Lecourrier-dalgerie.com

Entretien réalisé par  Med Wali

Inaugurée et mise en service, fin avril dernier, la nouvelle aérogare de l’Aéroport international Houari-Boumediene d’Alger devrait porter sa capacité d’accueil à 10 millions de passagers par an. Et, du coup, développer le secteur du transport aérien dans notre pays. Cette aérogare ultramoderne fait partie des mégaprojets qui promettent de transformer la capitale en métropole prometteuse dans l’espace méditerranéen.

Le design de l’infrastructure s’offre comme un véritable chef-d’œuvre architectural aux regards des visiteurs. Une réalisation d’envergure aux ambitions mondiales. La nouvelle infrastructure, à l’esthétique ultramoderne, éblouit les passagers, désormais ravis de ce changement spectaculaire de l’Aéroport d’Alger. Si le design et l’architecture de cette gigantesque structure sont un régal pour les yeux, elle doit relever le défi de joindre l’utile à l’agréable. Car une prestation de service de qualité et une gestion rigoureuse des lieux importeront encore plus.

Un satisfécit suivi d’un sentiment d’inachevé
Après près d’un mois et demi de la mise en service de ce nouveau terminal, nous nous sommes rendus sur les lieux afin de visiter la structure aéroportuaire, et surtout pour observer son mode de fonctionnement. Tout d’abord, on a dû attendre l’accord du directeur général de l’aéroport international d’Alger, Tahar Allache, pour pouvoir entamer notre mission. Une fois les formalités accomplies, nous nous sommes rapprochés des voyageurs pour avoir leurs impressions sur cette récente réalisation.
Une dame, d’un certain âge, accompagnée de ses trois enfants, qui venait de terminer les formalités d’enregistrement afin de prendre le vol Alger-Lyon, nous a souligné que « l’infrastructure est magnifique, c’est un acquis pour l’Algérie, j’espère qu’il sera bien entretenu surtout au niveau de l’hygiène. Pour ce qui est de l’accessibilité et des formalités d’enregistrements, ça se passe en un laps de temps. D’habitude, il aurait fallu se présenter un peu plus tôt pour éviter tout désagrément. Vous savez, avec le stress du voyage, ce n’est pas très évident de résister. Maintenant, on constate qu’il y ait plus d’organisation», a-t-elle livré ses impressions immédiates. «Seule remarque, ajoute-t-elle, j’ai l’impression que la station n’est pas opérationnelle à 100%, vu que plusieurs prestations son hors-service», a-t-elle émis comme réserve.

«Une fierté pour mon pays»
De son côté, un autre voyageur, qui prendra le même vol, dira que « c’est merveilleux, il ressemble à l’aéroport de Barcelone «El Prat». Il répond aux standards internationaux avec une architecture moderne. Je suis impressionné par l’accueil et par tout ce qui est prévu pour le confort des voyageurs. Franchement c’est une fierté pour le pays.» Pour notre interlocuteur, «c’est vrai qu’il existe des lacunes mais dans l’ensemble, ça va ! Je pense que pour évaluer la gestion de cette aérogare, il nous faut au moins une année, après sa mise en service. Car pour l’instant tout est neuf, et même certains services ne sont pas encore opérationnels».
Devant le hall des arrivées, Noufel, qui attend l’arrivée de son frère, donne ses impressions sur la structure : «C’est un plaisir d’avoir un aéroport pareil, espérant que la gestion soit aussi à la hauteur». Et, passant vite à égratigner quelques détails, il dit : «Je viens d’arriver pour récupérer mon frangin venant de Bordeaux. Vous savez, on est obligé de rester debout, car la moindre chaise n’existe pas à ce niveau. Personnellement je peux résister, mais dites-moi comment feraient les personnes âgées ? En plus je ne sais pas comment ce détail leur a échappé. Je voudrais bien aussi relever un autre souci : il s’agit du problème de la sortie du parking, où beaucoup de personnes ne savent pas qu’ils doivent payer le droit de stationnement à travers un système automatique. Cela cause des problèmes au niveau de la sortie», a-t-il témoigné.
Même si rien de si gravement particulier n’a été signalé durant notre visite, nous avons pu observer quelques imperfections dont nos interlocuteurs nous ont fait part.

Des commodités ultramodernes à l’appui
En un mot, le décor planté est à couper le souffle. La nouvelle infrastructure est dotée de toutes les commodités nécessaires et ultramodernes. « C’est une aérogare complètement lumineuse et moderne. Construite sur une superficie de 200 000 m², elle est dotée de 120 banques d’enregistrement, 12 tapis bagages, 54 ascenseurs, 37 escaliers mécaniques, 9 tapis roulants et 21 passerelles. Elle comprend également 42 postes de stationnement pour avions, 2 postes stations pour gros-porteurs comme le Boeing A380 et 16 groupes électrogènes, qui se déclenchent automatiquement en cas de coupure d’électricité. » Un large stand d’accueil est disponible dans les halls du terminal. Le personnel d’accueil peut renseigner les voyageurs et accompagnants sur leur vol, leur expérience à l’aéroport ou les formalités à accomplir. En sus, « des dizaines de locaux commerciaux de divers services, un grand carrousel sophistiqué de tri de bagages, outre un parking de 4 200 places avec un système de paiement par caisse automatique. À la faveur des équipements et systèmes performants utilisés dans cette aérogare, la durée de traitement des passagers et de leurs bagages sera sensiblement réduite. »

Des prestations pas encore de service
Parmi les imperfections enregistrées, notons que la plupart des locaux commerciaux et autres banques mis en place ne sont toujours pas de service. C’est-à-dire, les passagers doivent absolument se diriger vers les terminaux 1 et 2 pour pouvoir s’offrir ce genre de prestations. Aussi, les détenteurs de cartes bancaires internationales ou des cartes délivrées par des banques algériennes (CIB) ne pourraient avoir, pour le moment du moins, la possibilité de retirer de l’argent dans les DAB de l’aéroport. D’apparence, ils sont «out-service». Les services bancaires, des transferts ainsi que le change de devises étrangères ne peuvent s’accomplir, pour l’instant, au niveau de l’actuelle aérogare internationale ou qu’au niveau de l’aérogare domestique.
Entre autres, il faut signaler que de nombreuses boutiques sont indisponibles au sein même de l’aéroport tant dans la zone duty-free internationale que dans les halls principaux de départ et d’arrivée de ce nouveau terminal. Il y a tout de même deux cafétérias et des boutiques assurant la vente de livres, objets de souvenirs, tabacs et journaux, ainsi que deux à trois autres magasins de différents produits (céramique, dattes, alcools etc.) Ces commerces proposent aux voyageurs des services et produits à raison de 7 jours sur 7 pour une plage horaire de 24/24H.
Par ailleurs, un salon/lounge VIP est mis à la disposition des voyageurs cherchant confort et tranquillité dans l’attente du vol. L’accès est réservé aux passagers business et première classe de certaines compagnies aériennes, à ceux munis d’une carte d’accès ou ceux s’acquittant du prix de l’entrée ou d’un abonnement souscrit auprès de la SGSIA (Société de gestion de l’aéroport). Divers services y sont également offerts, tels que l’internet via Wifi, un snack/bar, la télévision et la presse internationale.

Des accès pour les personnes à mobilité réduite
L’ensemble des services a été conçu pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite avec, par exemple, des places de parking réservées et adaptées, sanitaires équipés, ascenseurs et assistance. Des aménagements spécifiques et du personnel d’assistance sont aux services de ces personnes. Il suffirait à l’intéressé de demander le service lors de l’enregistrement. Une assistance chargée du port des bagages est aux aguets. Dès l’arrivée à l’aéroport ou le départ à destination, le voyageur présentant une incapacité physique est pris en charge.

Pagaille à la sortie du  parking
Si l’accès au  parking  de la nouvelle aérogare de l’Aéroport d’Alger se fera le plus normalement du monde et sans le moindre souci, des désagréments sont constatés au niveau de la sortie. Et ce, à cause du système de paiement par caisse automatique : il semble que les citoyens ne sont pas encore habitués à ce mode de paiement, car ils ignorent le fait qu’aucune caisse de paiement liquide n’est disponible devant la sortie. Ce souci provoque une pagaille au niveau de la sortie. Pourtant des panneaux exigeant le paiement avant que le véhicule ne soit récupéré sont mis en place. Afin d’orienter les automobilistes, des agents d’assistance sont disponibles pour diriger les usagers du parking.
M. W.

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