Le projet de l’aéroport international de Boughezoul, longtemps resté à l’état d’intention, connaît une nouvelle évolution. Après l’examen de plusieurs sites jugés incompatibles, les autorités annoncent l’identification d’un quatrième emplacement potentiel, situé à l’est de la nouvelle ville.
Cette avancée, confirmée dans une réponse officielle du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, marque une étape importante dans un dossier suivi de près. Tant pour ses enjeux économiques que territoriaux.
Derrière cette annonce, un travail technique complexe, mené sur plusieurs années, et une série de choix contraints par la géographie, la sécurité et la viabilité du projet.
Aéroport international de Boughezoul : une première option rapidement écartée
Chargé de l’étude du projet, le cabinet de conseil SAETI a, dans un premier temps, identifié un site situé dans la commune d’Ouled Maaref, à environ 25 kilomètres à l’ouest de Boughezoul.
Cette option, pourtant la plus proche de la ville nouvelle, n’a pas franchi le cap des validations administratives.
Dans sa réponse officielle, la tutelle précise clairement que ce site n’a pas obtenu l’aval des ministères concernés, sans entrer dans les détails des réserves formulées.
Trois autres sites examinés, puis rejetés pour des raisons techniques
Face à ce premier refus, l’étude a été relancée. SAETI a alors proposé trois nouveaux emplacements, répartis sur plusieurs communes :
- Un site dans la commune d’Aïn Ouksir, à 88 km de Boughezoul
- Deux sites dans la commune de Bouaïch, à plus de 60 km de la ville
Ces trois options n’ont pas été retenues non plus. Selon le ministère des Travaux publics, leur exclusion repose sur des contraintes techniques majeures, liées notamment à la nature du terrain.
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La réponse officielle évoque explicitement :
- La présence de reliefs montagneux
- L’implantation en zones exposées aux inondations
Des facteurs jugés incompatibles avec la réalisation d’une infrastructure aéroportuaire répondant aux normes de sécurité et d’exploitation.
Nouvel aéroport international en Algérie : un quatrième site identifié à l’est de Boughezoul
À la lumière de ces contraintes, un nouvel emplacement a récemment été identifié. Il se situe à 67 kilomètres à l’est de la nouvelle ville de Boughezoul et s’étend sur les territoires de deux wilayas : Médéa et Djelfa.
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Ce site n’est pas encore définitivement validé, mais il représente, selon la tutelle, une avancée notable dans le processus de concrétisation du projet.
Le ministère transmettra le rapport détaillé sur ce site aux secteurs concernés afin de recueillir leurs observations et avis techniques. La décision finale dépendra de l’accord de l’ensemble des autorités compétentes.
Vers le lancement des travaux après les validations finales
Si ce quatrième site obtient l’approbation requise, les travaux de réalisation seront lancés sans délai, selon la même source. Une perspective attendue, alors que l’Algérie compte déjà douze aéroports internationaux répartis sur l’ensemble du territoire. Notamment à Alger, Oran, Constantine, Annaba, Béjaïa, Sétif, Tlemcen, Batna, Biskra, Hassi Messaoud, Chlef et El Oued–Guemar.
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L’implantation d’un aéroport international à Boughezoul, au sud d’Alger, s’inscrit dans une logique plus large de renforcement du transport aérien. Mais aussi d’accompagnement du développement urbain et économique de cette ville nouvelle, pensée comme un pôle structurant à long terme.
