Nouveau partenaire européen pour la pharma algérienne : voici ce qui se prépare avec l’Espagne

Nouveau partenaire européen pour la pharma algérienne : voici ce qui se prépare avec l’Espagne
Industrie pharmaceutique – Alger ouvre la porte aux opérateurs espagnols

L’industrie pharmaceutique algérienne n’en finit plus d’élargir son périmètre de coopération internationale. Après le mémorandum signé il y a tout juste un mois entre les deux pays sur le plan économique, Alger et Madrid franchissent un cap supplémentaire.

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a reçu hier l’ambassadeur d’Espagne en Algérie, Ramiro Fernandez Bachiller, pour explorer ensemble les contours d’un partenariat dans un secteur qui touche directement à la santé des populations. Essais cliniques, maladies rares, échange de savoir-faire… la feuille de route esquissée lors de cette rencontre dépasse largement le cadre des déclarations d’intention habituelles.

Industrie pharmaceutique algéro-espagnole : une rencontre diplomatique dessine les contours d’un futur partenariat industriel

Kouidri et l’ambassadeur Bachiller ont travaillé sur des pistes concrètes de collaboration. À commencer par l’échange d’expertises et de connaissances techniques entre opérateurs des deux pays. Permettant de structurer un partenariat durable entre investisseurs et entreprises algériennes et espagnoles. Dans un secteur où la valeur ajoutée est considérable.

Les discussions ont notamment porté sur deux axes jugés prioritaires :

  • Les essais cliniques : un domaine où l’Espagne dispose d’une expertise reconnue et où l’Algérie cherche à développer ses capacités propres.
  • L’industrie du médicament pour les maladies rares : un segment encore peu couvert en Algérie.
  • mais qui représente une opportunité de positionnement stratégique sur la chaîne de valeur pharmaceutique.

Ces deux axes contribueraient selon les termes du communiqué ministériel au « renforcement des capacités industrielles et sanitaires. Et au renforcement de l’innovation dans ce domaine vital ».

Algérie – Espagne : un mois après la signature du mémorandum CREA-CEOE, le secteur pharmaceutique entre dans la danse

En avril dernier, le Conseil pour le renouveau économique algérien (CREA) et l’Union espagnole des organisations patronales (CEOE) ont signé un mémorandum d’entente que le CREA a qualifié d’« étape qualitative dans le processus de renforcement des relations économiques et commerciales entre l’Algérie et l’Espagne ».

Cet accord patronal jetait les bases d’une intensification des échanges commerciaux, d’une stimulation des investissements réciproques et d’un accompagnement des entreprises des deux pays vers des secteurs à forte valeur ajoutée. La réunion entre Kouidri et l’ambassadeur espagnol s’inscrit directement dans ce prolongement.

L’ambassadeur espagnol multiplie les contacts pour ouvrir le marché algérien à ses opérateurs

Ramiro Fernandez Bachiller n’en est pas à sa première tournée ministérielle. Depuis plusieurs semaines, l’ambassadeur d’Espagne enchaîne les rencontres avec différents départements ministériels algériens. Dans un mouvement méthodique visant à identifier les secteurs porteurs pour les entreprises espagnoles. Et à faciliter leur entrée sur le marché algérien.

Ce travail de terrain diplomatique reflète une évolution profonde dans la manière dont Madrid perçoit désormais Alger. Non plus comme un simple débouché énergétique, mais comme un marché en transformation, avec des règles du jeu qui changent.

Par ailleurs, l‘Algérie a assoupli ses procédures pour les investisseurs étrangers et revendique aujourd’hui un rôle de partenaire à part entière dans les chaînes industrielles, et non celui d’un simple importateur. Et le secteur pharmaceutique pourrait bien devenir l’un des premiers terrains d’application de cette nouvelle donne.

🟢 À LIRE AUSSI : Coopération énergétique : pourquoi des experts nigériens multiplient les visites en Algérie

🟢 À LIRE AUSSI : Algérie – Allemagne : le virage stratégique vers l’énergie verte s’accélère